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9 milliards d’hommes à nourrir/ La COP 21 (Conférence Of Parties, 21ème édition)

Les grands conflits internationaux découlent, d'une façon ou d'une autre, de ces trois impératifs. Les conflits israélo-palestiniens perdurent surtout du fait que les palestiniens ne disposent pas de ressources économiques, énergétiques et agricoles propres et dépendent d'Israël pour les leur fournir. La guerre en Syrie pose le problème des migrants chassés par Daech. Pour ne pas avoir à affronter une migration de 11 millions de personnes, la communauté internationale devra abattre Daech et Bachar el-Assad, pourvoir à la reconstruction du pays tout en organisant la mise en place d'un régime respectueux des droits de l'homme. Laisser mourir de faim des populations entières de certains pays est moralement inacceptable et économiquement dangereux. Cela ne peut qu'entrainer des migrations indésirables, et des situations conflictuelles lancinantes mettant en danger notre propre sécurité.

Suite à la parution du livre « un projet pour la France », disponible aux éditions Edilivre et sur Amazon, Christophe Schneider, vous adresse ici ces réflexions concernant la COP 21. Il y relève les insuffisances des propositions qui ne sont pas à la hauteur de la situation, mais aussi l'extraordinaire prise de conscience parmi les chefs d'états des problèmes environnementaux qu'elle révèle.


La politique internationale va être conditionnée par ces 3 impératifs :
  • Approvisionner le monde en matières premières et en énergies
  • Nourrir neuf milliards d'individus en 2050
  • Endiguer la pollution de la planète, celle-ci pourrait être asphyxiée dans 100 ou 200 ans !

La COP 21 ne débouchera pas sur des résultats à la hauteur des défis qui s'imposent à l'humanité. On s'alarmera d'abord du terrorisme intellectuel exercé par le GIEC.Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a été créé en 1988 en vue de fournir des évaluations détaillées de l'état des connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade. Aussi corrompu que la direction de la FIFA ou du CIO, ses dirigeants défraient régulièrement la chronique car ils ne peuvent s'empêcher d'accepter des pots-de-vin de lobbies industriels pour orienter les recommandations de la noble institution (fabricants d'éoliennes, de panneaux photovoltaïques, producteurs de semences OGM..). Ils n'hésitent pas à travestir des publications scientifiques pour leur faire dire ce qui arrange (l'arrivée du paludisme dans certaines régions froides alors que ces maladies y étaient déjà présentes il y a plusieurs siècles, l'arrivée de la dengue en France qui serait due au réchauffement climatique et non pas à l'arrivée par avion du moustique tigre). Rien qu'en France, deux éminentes personnalités, l'ancien Ministre Claude Allègre et le présentateur météo Philippe Verdier, ont été mis au ban de la société. Ils ont rappelé que nos connaissances scientifiques actuelles sont incapables de prédire le temps dans 15 jours, se demandant comment nous pourrions acter le changement climatique sur plusieurs décennies. Les études historiques semblent indiquer que tous les catastrophes naturelles constatées aujourd'hui on déjà existé par le passé tant en fréquence qu'en intensité. Ces personnalités ne mettent pas en cause le bien-fondé de ces institutions, mais leur obscurantisme. Le GIEC refuse de nuancer ses propositions en relevant la difficulté d'interpréter certaines données scientifiques discordantes.

Mais ces colloques sont d'une importance capitale pour l'avenir du monde. Notre position part de simples observations. En survolant la France par une nuit au ciel dégagé, on voit que le pays est recouvert d'agglomérations très éclairées, sillonné de routes recouvertes de traînées rouges et blanches témoins de la circulation. Ces immenses énergies déployées ont forcément des conséquences sur le réchauffement de la planète. Si ce même voyage est fait de jour au-dessus de la Beauce et de la Brie, on voit bien que les agriculteurs ont investi la totalité des étendues ne laissant à l'intérieur des surfaces cultivées que quelques rares bosquets qui ne subsistent que par la volonté de l'homme. Cette totale domestication de la nature ne peut que perturber les équilibres naturels. Alors, nous faisons le pari de Pascal : on ne change pas nos habitudes et nous risquons d'avoir épuisé la planète dans 100 ans, ou on fait les efforts énormes qui semblent s'imposer à nous, la planète devient plus attrayante, elle survit. Au pire, nos efforts étaient inutiles, mais nous avons fait ce qu'il fallait pour continuer d'exister.

Il faut se rendre à l'évidence, les gaz à effet de serre nous obligent à renoncer à l'utilisation des hydrocarbures. Deux voix complémentaires sont envisageables aujourd'hui, la première celle de l'utilisation de l'hydrogène avec son corollaire, le développement du nucléaire et des énergies renouvelables (éoliennes, hydroliennes, photovoltaïque), et la seconde, l'exploitation de la biomasse.

Les recherches scientifiques révèlent que l'utilisation de la biomasse peut se révéler problématique pour plusieurs raisons.

Normalement, l'utilisation de la biomasse devrait avoir un bilan carbone nul. Le carbone émis lors de son utilisation a été prélevé de l'air lors de la photosynthèse. Mais ce postulat est balayé si l'installation des plantations résulte de cultures sur brûlis occasionnant la destruction d'une forêt, immense réservoir à carbone.

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Il faudra veiller à ce que l'implantation de biomasse ne concurrence pas les surfaces consacrées à l'alimentation humaine. La crise alimentaire de 2007/2008, s'explique en partie par le fait que les Etats-Unis et le Brésil ont consacré trop de terres à la production de biomasse au détriment de céréales vivrières. Nous aurons 9 milliards d'individus à nourrir en 2050, la production de biomasse devra être synchronisée avec l'accroissement de la production alimentaire à l'échelle planétaire.

Des pays entiers souffrent de famine. Ce n'est pas parce que le monde ne produit pas assez d'aliments, c'est parce que les pays pauvres n'ont pas les moyens de les produire et/ou de les acheter sur le marché mondial. Les causes peuvent être l'instabilité politique, la guerre, la corruption endémique dans ces pays, l'exode rural, la confiscation des terres aux agriculteurs, le remplacement de cultures de subsistance par des cultures d'exportation (politique un temps imposé par le FMI), la sécheresse et l'assèchement de certains territoires (la désertification au Kenya, en Somalie, au Tchad…).

La production de biomasse prélèvera des surfaces qui préalablement contribuaient à la biodiversité. Maîtrisons-nous aujourd'hui les connaissances pour définir une politique d'occupation de la surface de la planète garantissant la préservation de la biodiversité? Nous n'y sommes pas, une extrême prudence s'impose alors qu'il y a urgence.

La production de biomasse ne doit pas générer des déséquilibres au niveau de la qualité des terres, du ruissellement, provoquer de raréfaction dangereuse des réserves d'eau comme en Israël, en Californie, en Chine.

Nourrir 9 milliards d'individus impose une prise de conscience universelle des problématiques socio-économiques et une gouvernance mondiale pour garantir la survie de la planète.


Les actions :

1 - Imposer le contrôle des naissances dans tous les pays du monde, initier la décroissance de la population mondiale


Nous ne pourrons pas continuer passivement à subir la croissance exponentielle de la population mondiale. La trop forte natalité est l'apanage des pays très pauvres. L'accroissement du niveau de subsistance et pourquoi pas du niveau de vie de ces pays devra être orchestré par les pays riches. L'ONU devra décréter le devoir d'ingérence de la communauté internationale si les gouvernements n'arrivent pas à assurer la sécurité de leur population, la massacrent, l'affament, ne lui apportent pas les soins médicaux les plus primaires. La communauté internationale sera alertée par l'extension de maladies facilement guéries aujourd'hui comme la lèpre, le paludisme, etc... On s'inspirera de la mise sous tutelle de la Serbie dans les années 90, avec l'envoi d'un commissaire (Bernard Kouchner) qui, avec l'aide d'une armée internationale, a imposé un gouvernement responsable. C'est ce qui devra arriver en Syrie, tôt ou tard. Le plus tôt sera le moins mortel. Le soutien de la communauté internationale sera conditionné à l'acceptation d'une politique résolue de contrôle des naissances.Nous devons impérativement nous fixer comme objectif, non pas le ralentissement de la croissance de la population mondiale, mais une immédiate décroissance. Il faudra trouver les moyens et les arguments pour convaincre les populations des pays pauvres, sachant que dans les pays riches, la tendance est déjà à la décroissance. L'Eglise a un rôle important à jouer en ce domaine puisque le message biblique était « croissez et multipliez-vous ». Le pape François a infléchi cette doctrine en indiquant qu'il est irresponsable de concevoir des enfants dont on ne pourra pas assurer l'éducation et pourvoir aux besoins.

2 - Diminuer de façon drastique les émissions de gaz à effet de serre

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Dans 100 ans, la planète sera morte ! Sauf si on arrive à réduire drastiquement les gaz à effet de serre. La communauté mondiale calcule les effets de la pollution selon ce critère que l'on pense pouvoir mesurer et infléchir. Il y a d'autres pollutions qu'il faudra combattre en même temps. L'urgence de la situation exige que nous ne diminuions pas la quantité de carbone piégée dans les réservoirs à carbone. On ne devra donc plus utiliser les hydrocarbures pour la production d'énergie et ne prélever dans les forêts que la quantité de carbone qu'elle fixe annuellement par le biais de la photosynthèse. Dans ce domaine, les pays producteurs de carburants à partir de biomasse, ont commis des non-sens écologiques calamiteux. L'exemple le plus connu est le Brésil qui, pour mettre en place des cultures énergétiques, incendie des forêts. En une journée, ces feux libèrent plus de CO2 que la forêt ne pourra en piéger même en l'espace de plusieurs dizaines d'années. Interdire la culture sur brûlis, ne veut pas dire ne pas utiliser l'énergie produite par les forêts. Sans exploitation de la forêt, le bilan gaz à effet de serre est nul : le carbone piégé par la photosynthèse est restitué par la décomposition des végétaux. Il convient donc d'exploiter intelligemment les forêts. Au lieu de laisser les végétaux se décomposer inutilement, prélevons sur chaque surface de terrain tous les 10 ans 10 à 20 % des arbres (suivant la capacité de régénération) pour l'industrie du bois et pour la production d'énergie. Avec un tel prélèvement, la forêt se reconstitue harmonieusement, le stock de carbone restera constant. Plus de 50% des forêts du monde ne sont pas exploitées, y compris en France à l'instar de la Guyane et des zones de montagne difficilement accessibles.

On considère que la forêt française stocke 135 T de carbone par ha. Mais en Indonésie certaines forêts se développent au sommet de 40 mètres de tourbe emmagasinée depuis des siècles. La quantité de carbone stocké par ha sera largement supérieure à 135 T. Les autres terres françaises stockeraient en moyenne 45 T de carbone par ha. Certaines pratiques culturales comme l'agriculture raisonnée permettraient de rehausser et la production annuelle, et le stockage de carbone. On mettra en place des cultures intermédiaires entre 2 récoltes (trèfles, légumineuses), on ne laissera pas le sol nu pendant plusieurs mois, on réalisera des cultures sous semis, on évitera les labours (certaines études disent le contraire) et les passages multiples des engins agricoles.

La production de carbone par ha serait de 16 à 32 T pour le maïs grain contre 16 pour la forêt, 8 pour les betteraves, 6,3 pour le froment, 3,1 pour les pommes de terre.

3 - Lutter contre la désertification en réinstallant des forets, des cultures énergétiques et vivrières


Le manque de maîtrise des techniques agricoles dans les pays pauvres est source de graves déséquilibres.

Quelques chiffres au sujet de la désertification :
  • Le tiers de l'humanité est touché.
  • 40 % des terres émergées sont menacés dont 66 % sont déjà affectés.
  • Tous les continents sont concernés : 37 % des terres arides sont en Afrique, 33 % en Asie, 14 % en Australie. Il en existe aussi en Amérique et sur les franges méridionales de l'Europe.
  • Si rien n'est fait, 10 millions d'hectares de terres arables seront perdus chaque année, soit l'équivalent de 1/5 de la surface de la France.

(Source : comité scientifique français de la désertification)

La culture sur brûlis et l'exploitation irraisonnée des terres conduit à leur appauvrissement et à la désertification. Le GIEC n'évoque pas suffisamment cette « pollution » directement responsable de grandes famines surtout en Afrique. L'eau attire l'eau. Une forêt est une grande réserve de carbone, mais également d'eau. Une forêt est au moins composé de 50% d'eau. L'eau des nuages qui passent au-dessus d'une forêt se libère plus facilement que celle des nuages qui passent au-dessus d'un désert. Pour reculer le front de la désertification, il faudra replanter des arbres, des forêts. Mais pour rentabiliser la construction de puits (s'il y a de l'eau dans le sous-sol à une profondeur raisonnable) ou d'installations de traitement d'eau de mer, il faudra qu'il y ait un intérêt économique pour les investisseurs, social pour les autochtones et la main d'œuvre nécessaire. Un programme cohérent de lutte contre la désertification disposera donc de ces trois composantes. On veillera à développer des cultures vivrières pour les populations locales. Celles-ci ne doivent en aucun cas dépendre de l'importation pour accéder aux besoins de l'alimentation de base. Pour aider un pêcheur, ne lui donne pas du poisson, mais un filet !  Pour financer de tels projets, l'investisseur doit avoir un ROI (Return Of Investment : retour sur investissement). Avec l'aide de la main-d'œuvre locale qui ne consacrera qu'une partie de son temps pour la culture de subsistance, il produira des cultures industrielles soit alimentaires soit énergétiques. Mais pour son intérêt lointain, pour la re-domestication de la nature et le retour des pluies, on réimplantera des forêts en lisière de champs. Ces forêts serviront également à lutter contre le ruissellement, les rafales de vent, l'ensablement, et l'érosion de la biodiversité. Ce programme est à concevoir pour la planète. L'ambition de la COP 21 en est loin.

La FAO (Food and Agriculture Organization: organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) a décidé de financer avec 41 millions d'euros un projet de « Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel » traversant l'Afrique. Ce projet, adopté en 2007 par les chefs d'Etat africains, vise à bâtir une "bande forestière", de 15 kilomètres de large sur 7 000 kilomètres, reliant Dakar à Djibouti à travers onze Etats (Burkina Faso, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan et Tchad). Le stade de France a couté 370 millions d'euros à lui seul, neuf fois plus que ce « gigantesque » programme contre la désertification. Il faudra que l'ONU décide de vrais programmes mondiaux de lutte contre la désertification !

Peut-on évaluer le coût de la lutte contre la désertification ?

Le FEM (Fond pour l'Environnement Mondial) donne les indications suivantes :

Le prix de la désertification et de la dégradation des terres

On a calculé, dans le cadre de diverses études, que le «capital naturel» et les actifs de la planète, réseau de systèmes terrestres et aquatiques, produisaient l'équivalent de 33 à 72 billions de dollars É.-U. de biens et de services «gratuits» dont nous dépendons pour que l'économie mondiale fonctionne correctement. Selon les Principes d'un Investissement Responsable (PIR) et l'Initiative financière du PNUE, actuellement, le coût pour l'économie mondiale de la mauvaise gestion de l'ensemble des biens naturels s'élève à environ 6,6 billions de dollars É.-U. par an, ce qui équivaut à 11 % du produit intérieur brut mondial. Cette mauvaise gestion inclut la pollution des réserves d'eau, la perte de terres fertiles due à l'érosion des sols et à la sécheresse et la perturbation de la chaîne d'approvisionnement imputable au déboisement et à une pêche excessive. L'évaluation du coût de la désertification et de la dégradation des terres tenant compte de facteurs tels que le manque de fixation des sols et du carbone est très variable. Il est urgent de procéder à une évaluation exhaustive pour obtenir des chiffres fiables.

Rentabilité d'une action immédiate

L'étude Stern sur l'économie du changement climatique (2006) a démontré de façon convaincante que le prix de l'inaction face à l'évolution du climat est nettement supérieur au coût d'une action. L'étude sur l'économie des écosystèmes et de la biodiversité (2010) a abouti à la même conclusion. »

Au regard de ces chiffres, l'action de la FAO ou de FEM sont microscopiques, l'ONU doit décider ses membres à investir dans la lutte contre la désertification. Je propose que tous les pays du monde investissent 10% de leur budget militaire dans la lutte contre la désertification. Pour la France, cela représenterait 3,2 milliards d'euros, l'équivalent de 9 stades de France par an.

4 - Electrification de l'Afrique de production d'eau potable


La fée électricité a une influence directe sur la réduction de la pauvreté. Une politique d'électrification du monde doit être définie en prévoyant les besoins agricoles, industriels, la production d'eau potable et l'apport d'eau pour l'irrigation dans les pays secs. On privilégiera l'utilisation d'éoliennes, de l'hydraulique, du photovoltaïque et du nucléaire. On exclura l'implantation de centrales à hydrocarbures. Dans de nombreux pays d'Afrique, il faudra produire de l'eau à partir d'usines de désalinisation de l'eau de mer. C'est un marché gigantesque pour la France.

Le WWF (World WildlifeFund : Fonds mondial pour la vie sauvage) donne les indications suivantes :

« Un milliard de personnes dans le monde n'ont pas accès à l'eau potable. D'ici 2025, les deux tiers de la population mondiale souffriront d'une pénurie d'eau. L'eau est exploitée quotidiennement pour répondre aux besoins vitaux : alimentation, production de biens et de services, culture, agriculture, habitat…
Hélas, aujourd'hui la surexploitation de cette ressource menace un fragile équilibre à l'échelle de la planète. Bien que 70 % de la surface du globe soit couverte par les océans, seulement 3% de l'eau est douce. De plus, près de 90% de cette eau douce se trouve stockée dans les glaces des pôles.
Sachant que les cours d'eau ne représentent aujourd'hui que 0,001% environ du volume total d'eau douce, l'homme ne peut accéder facilement qu'à 0,3% de cet "or bleu" indispensable à sa survie. »

Pour apporter de l'eau pour les cultures, les super pétroliers revenant actuellement déchargés dans les pays du Golfe, pourraient passer par l'Arctique pour emporter des icebergs composés d'eau potable. Peut-on considérer que les résidus de pétrole dans les soutes n'affecteront pas les cultures utilisant cette eau ? On n'aurait que le prix marginal du transport à payer.

Sinon, il faut installer des unités de dessalement d'eau de mer.

Le journal « La Recherche » nous donne les indications suivantes : « Le coût énergétique du dessalement doit être comparé aux autres dépenses énergétiques, pour mieux évaluer son importance. Prenons un exemple. Une usine à osmose inverse de petite taille produit environ 25 000 mètres cubes par jour d'eau douce. Pour cela, elle consomme 100 000 kilowattheures par jour. Si on considère que la dépense quotidienne en eau s'élève en moyenne à 130 litres par personne, une telle usine pourra alimenter en eau 48 000 foyers de quatre personnes par jour ».

Avec un seul réacteur nucléaire produisant 7 milliards de kWh par an et qui coûte en investissement 1,5 milliards d'euros, on peut arroser 300 000 ha de blé soit un millième de la surface cultivée française.

Produire un mètre cube d'eau par osmose inverse, coûtera 0,8 € d'électricité avec une centrale à hydrocarbures (électricité à 20 centimes du kWh) et 0,04 € avec une centrale nucléaire.

Le coût de l'installation d'usines de dessalement (1,5 milliards d'euros d'investissement et de maintenance sur 25 ans pour l'usine d'Ashkelon en Israël produisant 108 millions de m3 par an) est de 0,56 €/m3. Le coût total serait de 0,6 €/m3 avec une centrale nucléaire.

Ainsi, le coût de l'électricité en investissement et maintenance reviendrait à 12,5 € par an par personne consommant (en Afrique par exemple) 1 250 kWh par an.

Le coût de l'eau en investissement et maintenance reviendrait à 22 € par an par personne consommant (en Afrique par exemple) 100 litres d'eau par jour.

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Procurer l'eau et l'électricité reviendrait donc à 34,5 € par an par personne, il y a 800 millions de personnes dans le monde qui n'ont pas accès à l'eau potable (ni à l'électricité), les leur fournir reviendrait annuellement à 28 milliards d'euros par an, moins que le seul budget militaire français.

Une politique agricole de subsistance sera étudiée et proposée à chaque pays.

Les autochtones doivent garder la jouissance de terres de subsistance. Elles pourront être complétées par des cultures de ventes. La France concentrera toutes les aides aux pays pauvres sur des projets complets de développement agricole confiés à des entreprises françaises dont l'Etat pourra détenir une partie du capital. Ces projets globaux garantiront un niveau de vie acceptable aux populations visées et leur donneront les moyens de produire eux-mêmes l'essentiel de leur alimentation. Les entreprises auxquelles les projets concernant les cultures de vente auront été confiés contrôleront leur qualité, apporteront la technicité, fourniront les intrants, organiseront la récolte et la mise sur les marchés. Elles doivent réaliser des bénéfices. Une politique de développement sera réussie si elle est profitable. La France, grâce à ses connaissances agricoles et environnementales sur l'ensemble de ses territoires de par le monde, son expertise dans les techniques de production d'eau potable et d'électrification, en raison de ses liens privilégiés avec ses anciennes colonies, devra devenir un acteur majeur de la lutte contre la désertification et la faim dans le monde.

Pour soutenir les entreprises à la conquête de ces marchés, la France formera tous les immigrants économiques présents en métropole aux techniques et savoirs nécessaires à nos entreprises sur place entre 6 à 12 mois et leur proposera le retour dans le pays d'origine avec un emploi à la clé. Les forces vives de chaque pays pauvres doivent être remises à leurs propriétaires.


5 - Ne plus détruire de forêts mais les exploiter systématiquement


Les forêts sont des réserves de carbone dont la capacité de stockage doit être préservée. Mais cela n'empêche pas qu'elles soient correctement exploitées. Dans les pays tropicaux humides comme le Brésil, au lieu de raser des forêts pour y installer des cultures énergétiques, on modifiera l'économie locale pour récolter les troncs pour l'industrie du bois, et les autres branches et branchage pour faire des copeaux de chauffage et alimenter des centrales électriques. Dans les pays plus secs, notamment en Afrique, la culture sur brûlis devra être interdite, et il faudra évidemment pourvoir les populations autochtones en engrais et autres intrants pour éviter la rotation des surfaces. Il faudra aussi leur donner des intérêts économiques pour exploiter les bosquets et prendre en charge l'amélioration de leur productivité.

6 - Planification mondiale des zones à consacrer à la biodiversité


Il faudra réaliser une planification mondiale des zones à consacrer à la biodiversité et des méthodes à appliquer. Cela est d'autant plus nécessaire pour les animaux qui couvrent des étendues intercontinentales pendant leur cycle de vie. On pense aux oiseaux migrateurs comme les grues, les cigognes, les oies…, aux poissons comme les saumons, les anguilles, les mammifères comme les baleines, les tigres, les éléphants…Il faut une coopération internationale pour sécuriser la totalité du cycle de vie. Il est inutile de faciliter la reproduction des cigognes en métropole si elles se font systématiquement décimer en Afrique pendant l'hiver. Il n'est plus acceptable que les chasseurs français mitraillent les oiseaux migrateurs lors de leur passage sur notre territoire. Ce genre de massacre est régulièrement l'objet de conflits parfois violents entre les chasseurs et les associations de défense des animaux sauvages. On voit bien que la préservation de ces espèces peut provoquer des conflits internationaux si ces espèces attaquent les moyens de subsistance des populations (dégradation de récolte) ou si elles font partie de leur bol alimentaire. Dans ces conditions, des systèmes de protection et/ou des dédommagements doivent être mis en place.

En France, la biodiversité est devenue un argument commode pour laisser des terres en friche et abandonnées. Cela représente de substantielles économies en frais d'entretien. Elles peuvent être d'une laideur repoussante, couverte de ronces et d'autres espèces envahissantes. Biodiversité rime-t-elle avec abandon et laideur ? Biodiversité ne peut-elle rimer avec productivité de l'espace considéré par le prélèvement raisonné de biomasse ? Il faudra quand même faire des arbitrages complexes entre les différents paramètres : besoins alimentaires, attrait touristique et du cadre de vie, lutte contre les gaz à effet de serre, lutte contre l'érosion et le vent…

7 - Développer la production de biomasse sur les terres vierges ou sous-exploitées (prairies)


Les énergies renouvelables doivent être maximalisées. La couverture végétale doit être installée et maximalisé sur l'ensemble des territoires marginaux. En France, on peut observer l'abandon des terres à proximité des autoroutes, entre les voies (mettre un écran végétal entre les deux sens permettrait d'allumer les phares la nuit en ne gênant pas les automobilistes des voies opposées et d'éviter les CCQR, Ces Cons Qui Regardent en cas d'accident). Rien n'empêche d'y planter des arbres que l'on prélèverait régulièrement et parcimonieusement pour garantir la prolongation de la couverture végétale. Il en est de même des terrains accidentés, de zones de montagne difficilement accessibles, des zones humides à coloniser par des espèces végétales compatibles, des prairies sous-exploitées où la production de plantes énergétiques pourrait démultiplier le rendement carbone. Dans les pays pauvres, toutes les surfaces arides pourraient être utilisées, dès qu'il y a eau, engrais, soleil et température suffisante, des végétaux peuvent pousser. Il faudra faire là aussi des arbitrages entre le coût de l'apport d'eau suffisamment potable pour les cultures, le maintien et l'emploi des populations autochtones, la lutte contre la désertification etc.

8 - Instaurer une politique économique favorisant la diminution de la consommation d'intrants (pesticides, engrais, médicaments et autres hormones pour l'élevage) en agriculture


Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la politique agricole était guidée exclusivement par la recherche du meilleur rendement. Ce n'est que depuis une dizaine d'années que l'on complète les connaissances agronomiques par l'optimisation du rapport coût des intrants/influence sur encaissements. L'idée générale que défendent les promoteurs de ces techniques, c'est qu'en diminuant les dépenses d'intrants de 50%, le rendement et donc les encaissements ne seraient diminués que de 10%. Ne glosons pas sur la valeur de ces chiffres, retenons en les principes : une diminution des intrants peut augmenter de façon substantielle les bénéfices réalisés. Ces techniques exigent une connaissance, une maîtrise, une surveillance, une réactivité beaucoup plus importante que la méthode productiviste. C'est un enjeu considérable pour nos centres de recherche, nos centres de vulgarisation et la formation de nos agriculteurs. Actuellement une technique aussi ancienne et courante que le labour fait encore l'objet de prises de position contradictoires versus les semis directs. Ces techniques et ces approches sont encore très peu enseignées aux futurs agriculteurs. L'Etat et les syndicats agricoles devraient prendre des positions et intervenir à ce sujet de façon très directive. C'est une nouvelle révolution qui chamboulerait le machinisme agricole et l'industrie chimique chargée de donner pour chaque matière active le rapport entre la dose utilisée et l'influence sur le rendement. Ces données devront de toute façon être contrôlées et optimisées suivant les conditions locales par les centres de développement agricole de la profession (non dépendants des industriels).

L'agriculture bio est à développer car comme il y a un marché des voitures de luxe, il faut satisfaire le marché du produit bio réclamé par les foyers aisés. Le prix freine la consommation bio par les ménages indigents. Mais la recherche et le développement des techniques de production bio sont indispensables au développement de l'agriculture raisonnée qui oscille entre le bio et les techniques productivistes.

9 - Utilisation de l'hydrogène, du nucléaire, de l'éolien, de l'hydraulique et du photovoltaïque


L'accélération du réchauffement climatique et de la désertification exige l'arrêt de l'utilisation énergétique des hydrocarbures. Nos commentaires concernant la biomasse nous font craindre que son utilisation reste accessoire dans le mix énergétique de la planète. Il faut donc recourir de façon massive aux énergies renouvelables comme l'hydraulique, l'hydrolien, l'éolien et le photovoltaïque. Nous avons donné dans le chapitre dédié aux énergies du livre « Un projet pour la France », les données concernant chacune de ces sources. Il s'avère que pour pouvoir optimiser l'utilisation de ces énergies, il faudra pouvoir stocker l'électricité, donc passer à la révolution hydrogène. Mais le coût de ces installations énergétiques est très élevé, il faudra recourir à l'énergie nucléaire. La Chine, par des méthodes commerciales douteuses, se pose en leader incontesté de la production de cellules photovoltaïques et d'éoliennes. Mais devant la nécessité de devoir arrêter ses centrales à charbon à cause de la pollution de l'air qui devient irrespirable, elle investit dans l'urgence dans la construction de centrales nucléaires. Elle dispose de 21 réacteurs en activité et 28 sont en construction !

A cause de son coût, l'électrification de l'Afrique passera forcement par le nucléaire. En raison de la complexité des technologies, les fabricants de centrales devront en assurer l'exploitation. Les autres énergies renouvelables certes onéreuses ramenées au kilowatt produit, seront utilisées en raison de leurs petites tailles en termes de capacité et de budget, pour s'implanter dans de petits projets de développement.

Les ambitions de la COP 21 sont à des années-lumière des exigences de la planète. Mais on relèvera la qualité des engagements de la majorité des pays de la planète vis-à-vis de la lutte contre la pauvreté. On notera paradoxalement que l'enlisement de l'action de la COP était surtout lié aux Etats-Unis qui entendaient exercer leur impérialisme jusque dans le droit à polluer. La présidence Bush fils a été également calamiteuse à ce point de vue. Barack Obama se résout à faire entrer son pays dans le concert des nations en lutte contre la pollution de la planète. Il faudra toujours les traîner, ils ne seront jamais leader !

La COP révèle donc une incroyable prise de conscience de l'état de la planète, ce n'était pas gagné. Pour les pessimistes, je leur indiquerai que rien que cela est une formidable victoire. Cette victoire serait de mon point de vue messianique si le budget de 100 milliards d'euros à dégager annuellement par les pays riches pour lutter contre la pollution était voté. Ce serait la confirmation d'un acte de guerre planétaire, la guerre contre la pauvreté dans le monde. Ce serait l'action la plus importante de l'ONU jamais réalisée, celle qui distinguerait définitivement l'ONU de la défunte SDN : la lutte contre la pollution comme principe fondateur de la paix mondiale.

La France doit jouer un rôle de leader dans ces projets économiques à destination des pays pauvres. Tous les français doivent se ranger derrière le gouvernement pour faire réussir la COP 21. S'il fallait parler d'union nationale, c'est autour de cet évènement qu'il faudrait la réaliser.

Source: Par Christophe Schneider



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