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Le développement du secteur nucléaire mondial en suspens



   


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Google investit dans un parc solaire allemand

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Google a annoncé avoir investi 3,5 millions d'euros dans l'achat d'un parc solaire en Allemagne. Pour le groupe, il s'agit du premier achat de ce type en dehors du territoire américain. 

Google vient d'acheter pour la modique somme de 3,5 millions d'euros un parc solaire situé dans le Brandebourg, à proximité de Berlin la capitale allemande. C'est ce qu'a annoncé jeudi dans un communiqué le géant américain, dont c'est le premier investissement de ce type hors des Etats-Unis.

Placé sur un ancien terrain militaire, le parc solaire pourra délivrer lorsqu'il sera opérationnel, environ 18,65 mégawatts selon le communiqué du groupe, qui a également précisé que cette capacité fera de lui "un des plus grands parcs d'Allemagne". 

Il ne s'agit pas du premier achat de ce type pour le géant américain de l'internet puisqu'il a déjà investi 100 millions de dollars dans un parc éolien aux Etats-Unis.


Crédit photo : ©ComptoirEolien.com
Auteur : Madaule Jerome
Article paru le : 11 avril 2011
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Le développement du secteur nucléaire mondial en suspens

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Les énergies renouvelables pourraient bénéficier du débat relancé sur le nucléaire. Toutefois, les experts jugent le scénario d'un abandon de cette énergie par les Etats peu réaliste.

«J'invite à la patience jusqu'à que ce que nous ayons suffisamment d'informations disponibles pour passer en revue les problèmes apparus dans la centrale japonaise afin d'en tirer des enseignements pour le rôle futur de l'énergie nucléaire.» Lors d'une visite à Oslo mardi, Nobuo Tanaka, le président de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), a exprimé ses craintes de voir les évènements au Japon retarder le développement de l'énergie nucléaire dans le monde. A l'heure où tous les regards sont tournés vers la centrale de Fukushima, endommagée vendredi par le puissant séisme suivi d'un tsunami et secouée depuis par quatre explosions, plusieurs pays ont décidé d'effectuer des tests de sûreté sur leurs centrales nucléaires.

«Si je comprends la réaction du public, je suis préoccupé par l'effet que cela pourrait avoir sur le soutien à cette technologie vu son rôle important pour la sécurité énergétique et pour l'avènement d'une économie peu carbonée», a déclaré Nobuo Tanaka. Selon l'Association mondiale du nucléaire, la production mondiale d'électricité nucléaire a atteint 2560 terrawattheures (TWh) en 2009, soit 14% de la production totale d'électricité. On compte actuellement 443 réacteurs nucléaires opérationnels dans le monde. D'autre part, selon un rapport publié par l'AIE en 2010, le développement de l'énergie nucléaire devrait représenter 6% de la solution dans les efforts visant à réduire de moitié les émissions de CO2 avant 2050, afin de limiter à 2°C la hausse globale de la température.

«L'accident de la centrale de Fukushima entamera sans doute les perspectives du nucléaire civil, notamment dans les pays les plus frileux vis-à-vis de cette énergie», estime Louis Boujard, analyste chez Aurel BGC. En Allemagne, où 80% des citoyens craignent le recours au nucléaire et 63% souhaitent l'abandon rapide de cette énergie, selon un sondage publié ce mercredi par le magazine Stern, Angela Merkel a fermé pour trois mois les sept réacteurs nucléaires les plus anciens du pays, le temps de passer leur sûreté au crible. La Suisse a annoncé de son côté avoir suspendu ses projets de renouvellement de centrales nucléaires. Une réflexion sur un éventuel report de projets a également été engagée en Afrique du Sud.

Hausse probable des investissements de maintenance

Une question qui ne se pose pas en France. Nicolas Sarkozy a réaffirmé ce mercredi la «pertinence» du choix de l'énergie nucléaire, «élément essentiel» de l'indépendance énergétique du pays. Il a souligné «l'excellence» dudispositif de sûreté du parc nucléaire français. L'Hexagone compte 58 réacteurs, qui fournissent environ 76% de l'électricité produite. «Concernant la France, il faut plutôt se demander si des investissements de maintenance supplémentaires seront nécessaires pour augmenter la sécurité des centrales, dans le cadre de l'audit lancé par le gouvernement», estime Louis Boujard. Dans ce contexte, Aurel BGC a dégradé l'action EDF d'«acheter» à «vendre», avec un objectif de cours ramené de 40 à 25 euros.

De fait, en Bourse, les valeurs du nucléaire ont souffert, dans le sillage de la catastrophe japonaise. Le titre Areva a dévissé mardi de 8,56% à Paris, après avoir déjà décroché de 9,61% lundi, tandis qu'EDF a perdu 1,38% après une chute de 5,28% la veille. Ce mercredi, le titre Areva se reprenait et gagnait 3,21% à la mi-séance. La perte d'EDF était limitée à 0,51%. A l'inverse, les valeurs liées aux énergies renouvelables étaient plébiscitées par les investisseurs en début de semaine.

En France, l'action EDF Energies Nouvelles a clôturé en hausse de 4,40% mardi, après un gain de 5,09% la veille. Le producteur d'électricité d'origine éolienne Theolia a bondi de 14,17%, après avoir grignoté 1,69% lundi. Le titre du géant danois de l'éolien Vestas a grimpé de 1,13% mardi, après une hausse de 9,59% lundi. Enfin, le fabricant d'équipements d'énergie solaire Renewable Energy Corporation (REC) a gagné 11,61% lundi, puis 2% mardi. «Les événements au Japon pourraient entraîner un investissement accru dans les projets éoliens ou solaires, de l'ordre de 10% par an pendant les deux prochaines années», estime Rupesh Madlani, spécialiste des énergies renouvelables chez Barclays Capital à Londres.

«Effet opportuniste» pour les énergies renouvelables

Pour Louis Boujard, en revanche, «un changement radical du bouquet énergétique mondial n'est pas envisageable à long terme». L'analyste estime que le secteur des énergies renouvelables bénéficie en Bourse d'un «effet opportuniste», même s'il pourrait gagner des points auprès de l'opinion publique et des gouvernements. «Des arbitrages pourraient en effet favoriser le secteur et on peut envisager un développement plus important que prévu des alternatives vertes.» Mais au regard des capacités actuelles, les analystes soulignent que les énergies renouvelables ne peuvent pas totalement remplacer le nucléaire sur le long terme.

Pour Rupesh Madlani, le gaz sera certainement le plus grand bénéficiaire d'un éventuel coup de frein sur le nucléaire, car sa combustion dégage deux fois moins de CO2 que le charbon. Mais pour rester en conformité avec les scénarios de lutte contre le changement climatique, la consommation de gaz elle-même doit décroître à partir de 2020-2025, rappelle l'analyste de Barclays Capital. De fait, les débats initiés dans plusieurs pays concernant leur engagement dans le nucléaire posent une autre équation complexe. «Pour le climat, cela ne peut pas être une bonne nouvelle», estime Cédric Philibert, spécialiste des énergies renouvelables à l'AIE. «Ce qu'il faut éviter, c'est qu'un ralentissement du développement du nucléaire se traduise par un retour aux fossiles», prévient-il.


Crédit photo : ©DigitalGlobe
Auteur : Isabelle de Foucaud
Article paru le : 21 mars 2011
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Allemagne : 47% de son électricité produite par le renouvelable en 2020 ?

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Après qu'Angela Merkel a demandé la fermeture provisoire des sept plus vieux réacteurs nucléaires allemands, les sociétés spécialisées dans les énergies renouvelables du pays assurent qu'elles pourront à l'horizon 2020, couvrir 47% des besoins énergétiques des Allemands.

Les renouvelables deviendraient alors la seconde source d'énergie du pays après le nucléaire, souligne la Fédération Allemande des Energies Renouvelables (BEE), citée par GoodPlanet.info. Le secteur pourrait ainsi compenser l'abandon du nucléaire prévu pour 2021, selon une décision prise en 1999.

Face à la catastrophe qui menace le Japon, la chancelière allemande Angela Merkel a décrété un moratoire concernant la fermeture provisoire des sept réacteurs les plus anciens du pays. Une décision fortement contestée au sein du gouvernement, qui visait à rassurer la population inquiète. Car les Allemands eux, sont favorables à un abandon du nucléaire. Publié le 16 mars par la revue Stern, un sondage indique en effet que depuis que la catastrophe s'est abattue sur le Japon, le nombre de personnes opposées à l'énergie nucléaire a augmenté en Allemagne. 71% des personnes interrogées se disaient prêtes à voir leur facture énergétique grimper de vingt euros par mois, si l'électricité n'était pas produite par des centrales nucléaires.

A ce jour, l'Allemagne est la cinquième puissance nucléaire mondiale avec un parc de 17 réacteurs. Le nucléaire représente aujourd'hui 22% de la production d'électricité du pays, contre 17% pour les énergies renouvelables.


Crédit photo : ©ComptoirEolien.com
Source : Rédac.ComptoirEolien.com
Article paru le : 19 mars 2011
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Séisme au Japon : chute des approvisionnements en électricité

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Affectée jeudi par de nouvelles pannes de courant, Tokyo doit s'attendre à au moins six mois de pénurie d'électricité à l'heure où les dommages dans les centrales nucléaires causés par le séisme et le tsunami du 11 mars font craindre, au-delà de l'arrêt de plusieurs usines, d'importantes répercussions économiques.

Le tremblement de terre de magnitude 9 et la gigantesque vague qui a dévasté le nord-est du Japon ont contraint l'installation qui dessert la capitale japonaise à réduire d'un quart ses approvisionnements en électricité. Le courant dans certains secteurs de la région, qui comprend Tokyo et représente 40% de la production nippone, est coupé trois heures par jour, paralysant le trafic des trains de banlieue et provoquant l'arrêt des feux de signalisation.

Suppléer le manque va représenter un défi clé dans la remise sur pied économique du Japon après la catastrophe dont le coût pourrait atteindre les 200 milliards de dollars (près de 142,7 milliards d'euros). La pénurie d'électricité va durer au moins six mois, le temps de réparer ou de remplacer les générateurs, et affecter ainsi les entreprises qui constituent des maillons clés dans la production et le commerce nippons. Avec quatre réacteurs nucléaires hors service, probablement de façon permanente, la demande japonaise de pétrole et de gaz utilisés pour la production d'électricité devrait augmenter et pousser du même coup les prix vers le haut.

Jason Feer, l'un des dirigeants d'Argus Media Ltd, qui signe des analyses concernant le marché de l'énergie, évoque d'"énormes" dépenses et perturbations à venir.

L'impact économique du séisme est passé au second plan avec la crise provoquée par les dégâts causés par le raz-de-marée dans la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi (nord-est). Mais ses conséquences pourraient être considérables au moment où les coupures d'électricité affectent des entreprises nippones présentes dans des secteurs allant de la finance à l'industrie automobile. Toyota Motor évalue ses pertes de production à au moins 95.000 véhicules. D'autres constructeurs automobiles nippons prévoient des pertes similaires.

Tokyo Electric Power, qui exploite Fukushima, a déclaré que les dégâts liés au tremblement de terre avaient réduit ses capacités de production d'électricité à 33,5 millions de kilowatts par jour, 25% en dessous de la demande.

Le Japon a fermé 11 de ses 54 réacteurs nucléaires après le séisme, portant un coup majeur à une économie qui dépend du nucléaire pour 30% de sa production d'électricité. On ignore l'étendue des possibles dégâts subis par le réseau de distribution et des générateurs alimentés au charbon et au gaz.

D'après certains analystes, les objectifs du Japon, qui projetait de compter sur le nucléaire pour 40% de sa production d'électricité, ne devraient probablement pas changer en dépit des annonces en Europe et ailleurs de contrôles des centrales nucléaires à la suite de la catastrophe. "Le Japon va probablement persister dans ses projets nucléaires", souligne ainsi David Rea, qui travaille pour Capital Economics.

Pour l'heure, les installations nippones devraient combler les manques en mettant en marche des générateurs au gaz, au fioul ou au charbon. La demande de combustible devrait également augmenter avec les travaux de reconstruction.

Fournisseurs de gaz et de pétrole ont promis au Japon davantage d'approvisionnements avant même que ses besoins soient connus.

Lundi, Royal Dutch Shell PLC a déclaré qu'il enverrait du gaz naturel liquéfié et du fioul vers le Japon. Au Qatar, le plus important exportateur de gaz, deux entreprises publiques ont promis de faire face à tout accroissement de demande.

Des entreprises nippones tentent d'acheter des quantités supplémentaires de fioul et de diesel sur les marchés internationaux, a déclaré un trader à Singapour sous couvert d'anonymat. Mais d'après lui, la plupart des fournisseurs vendant à l'avance, peu d'excédents sont disponibles.

"Les pénuries d'électricité seront probablement moins problématiques après, disons, six mois", souligne Masaaki Kanno, économiste chez JP Morgan.

Cependant, le Japon sera confronté à de nouvelles difficultés en matière d'électricité cet été, avec une hausse de la demande des climatiseurs et d'autres appareils, prédit-il, estimant que le gouvernement, face à la difficulté de "contrôler la demande d'électricité provenant des foyers", pourrait demander aux entreprises d'"économiser l'énergie ou de réduire leurs activités".


Crédit photo : ©ComptoirEolien.com
Source : AFP / Rédac.ComptoirEolien.com
Article paru le : 17 mars 2011
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Les déboires du nucléaire profitent aux énergies renouvelables

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L'aggravation de la situation au Japon pèse sur l'avenir de la filière nucléaire. Et remet du même coup en selle les valeurs liées aux énergies renouvelables.

Alors que le Japon fait face à une très grave crise nucléaire, l'avenir de la filière semble être désormais en suspens. En Bourse, le secteur est affecté à l'image du certificat d'investissement Areva (-8,56%). Tout le secteur énergétique n'est toutefois pas perdant : les valeurs liées à l'énergie renouvelables se retrouvent désormais sur le devant de la scène.

A Paris, où rares sont les valeurs en hausse ce mardi, le producteur d'électricité éolienne Theolia s'envole de 14,17% à 1,37 euro. Il est suivi d'EDF Energies renouvelables (+4,4% à 34,91 euros).

A la Bourse de Madrid, l'espagnol Gamesa, un des leaders mondiaux de la fabrication d'éoliennes, a continu& de monter fortement, après avoir pris 5,05% la veille. Même chose à la Bourse d'Oslo, où l'action du fabricant norvégien d'équipements d'énergie solaire Renewable Energy Corporation (REC) a aussi progressé, après s'être déjà adjugé plus de 10% la veille.

A Francfort, le fabricant de panneau solaire Solarworld s'envole pour sa part de 14,85% après déjà un bond de 13% la veille. Plus généralement, l'indice mondial S&P Global Clean Energy a progressé lundi de 4,5%.

Le pétrole, autre élément positif

La flambée des prix du baril est un contexte également propice à la résurrection boursière des énergies renouvelables. Le rebond est fragile mais palpable. Alors que les cours du pétrole se sont plus franchement réappréciés depuis début décembre (+35 % pour le Brent) , l'indice S&P Global Clean Energy a rebondi de 12,8 % sur la même période.

Et pour certains, cela pourrait même n'être qu'un début. Ainsi Fabrice Cousté, directeur général de CMC Markets soulignait dans sa dernière note que "plusieurs secteurs pourraient se démarquer en Bourse et bénéficier du contexte : le green business et les énergies renouvelables ".

Un avis partagé par Nicolas Rochon, président de R Green, spécialisé dans le conseil en investissement dans le domaine de l'environnement. " Le chapitre de la crise en partie tourné, la croissance soutenue des pays émergents facilite un retour au pétrole cher au-delà même du mouvement spéculatif lié aux révoltes du monde arabe. Les pays producteurs n'ont qu'une marge de 3 % pour répondre à une demande croissante. Comme en 2007 et 2008, cela va engendrer un fort regain d'intérêt pour les énergies renouvelables ", explique-t-il.

Restructuration de la filière

Un retour en grâce de circonstance, certes, mais motivé aussi par d'autres facteurs. " La filière est désormais structurée et les coûts de production ont baissé de 30 à 40 % depuis la crise. Par ailleurs, le secteur a été massacré en Bourse, ce qui se traduit par des opportunités d'investissement ", détaille Nicolas Rochon. Depuis ses plus-hauts, fin décembre 2007, jusqu'à ses plus-bas de mars 2009, l'indice S&P Global Clean Energy s'était effondré de 78 % !

Le secteur a payé un lourd tribut à la crise. Mais celle-ci a, en effet, été salutaire. Compris entre 5 et 8 cents (en dollar) le kilowatt-heure, les coûts de production dans un secteur comme l'éolien sont désormais comparables à ceux du charbon. Au-delà de la filière des énergies renouvelables, c'est aussi la thématique de l'efficacité énergétique qui remet sur le devant de la scène des valeurs plus traditionnelles. Depuis le début de l'année Saint-Gobain (+ 11,7 %), Alstom (+ 15,8 %) et dans une moindre mesure Schneider Electric (+ 6 %) en sont de bons exemples.


Crédit photo : ©ComptoirEolien.com
Source : Latribune.fr
Article paru le : 16 mars 2011
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La hausse du prix de l'électricité est-elle justifiée ?

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Pour l'eurodéputée Corinne Lepage, la réponse semble claire : les arguments invoquées par EDF pour demander une augmentation de 20% ne sont pas légitimes.

Le prix de l'électricité ne cesse de monter créant, dans un pays où le chauffage électrique a été sans cesse encouragé, un accroissement des situations de précarité énergétique. Certes, par rapport à nos voisins européens, l'électricité française paraît peu coûteuse puisque l'amortissement des centrales nucléaires a créé une vraie rente nucléaire, financée par le contribuable mais captée par EDF qui l'utilise dans un but de profitabilité pour ses actionnaires et de moins en moins pour le marché intérieur. La faiblesse de ce prix doit être très relativisée car le coût de production est dans la moyenne européenne et c'est le niveau des taxes qui fait la différence. Affirmer que l'électricité produite en France est la moins chère d'Europe est inexact car le prix de production est plus subventionné que la moyenne. Il l'est d'autant plus que la recherche est financée sur fonds publics et n'est donc pas une composante du prix de l'électricité.

Un tarif plus élevé inciterait les Français à plus de sobriété ? Oui mais...

Aujourd'hui, relever le prix de l'électricité est-il justifié ? Sur un plan théorique, et pour encourager la sobriété énergétique, on pourrait répondre que cette hausse s'inscrit dans une politique de développement durable. Ce serait vrai si cela s'accompagnait d'un effort massif de découragement du chauffage électrique au profit des énergies renouvelables (ENR), d'une politique très vigoureuse en matière d'économie d'énergie et de traitement social de la précarité énergétique. Or, c'est tout le contraire qui se produit. C'est d'abord l'isolation de l'habitat qu'il faut privilégier.

Notre retard est abyssal : absence de comptage de l'eau chaude de chauffage dans les immeubles, inexistence d'une industrie des composants de haute performance énergétique et des isolants de qualité, réglementation du renouvellement d'air absurde transformant les habitats en passoires à tous les vents... Pire, on a favorisé l'essor du chauffage électrique dans l'ancien sans rénovation thermique sérieuse. Le développement de compteurs intelligents par EDF, après la condamnation de son concurrent par la CRE (Commission de régulation de l'énergie), ne permet pas, comme en Allemagne ou aux États-Unis, de choisir son producteur et son électricité (verte en particulier).

En Allemagne, les producteurs d'énergie nucléaire paient des taxes pour allonger la durée de vie de leurs centrales

Dès lors, pourquoi cette hausse qui atteindra les 20 %, comme le veut le président d'EDF ? Les justifications sont parfaitement mensongères : d'abord, les investissements à faire dans les centrales pour allonger leur durée de vie. Mais c'est un profit immense et les exploitants allemands paient la collectivité pour allonger la durée de vie des centrales ! Ensuite, le financement des ENR. Mais la CSPE (contribution au service public de l'électricité) ne sert que très peu aux ENR. Elle assure surtout le soutien de la cogénération (668 millions d'euros en 2010 contre 120 millions pour le solaire photovoltaïque) et avant tout les surcoûts résultant de l'achat par EDF d'électricité pour subvenir aux périodes de pointe et des tarifs préférentiels Tartam pour les grandes entreprises. Et ce, aux frais de la solidarité.

Pourquoi le citoyen français devrait-il payer trois fois pour les erreurs stratégiques d'EDF ?

Alors quelle est la vraie raison ? EDF a sacrifié le réseau national et les investissements dans les centrales au bénéfice d'un déploiement à l'international malchanceux et onéreux. Citons ses acquisitions outre-Atlantique (4,5 milliards) sans aucune garantie, au contraire, qu'un projet de construction de centrale nucléaire voie le jour. Ce qui a conduit EDF à délaisser la France et l'entretien des réseaux de distribution ou du parc nucléaire. Non seulement nous avons pâti des choix stratégiques d'EDF physiquement, mais nous sommes invités à en payer la facture. La hausse du prix à cause de la concurrence et des nouvelles obligations liées à la loi Nome est aussi avancée. Il est vrai qu'EDF devient l'arroseur arrosé. Le coût réel de production du nucléaire a été sous-évalué à 34 euros le MWh (prix vanté par l'opérateur pour justifier l'avantage du nucléaire par rapport aux autres énergies)...

EDF réclame aujourd'hui un prix d'achat de 50 euros considérant que le coût réel est de 46 et celui du MWh des nouvelles centrales de 55. Ses concurrents refusent. Le prix devrait être fixé dans les prochains jours. Mais comme EDF s'est en fait débarrassé de l'obligation de constituer des provisions pour l'aval du cycle et s'est attribué comme un bénéfice propre l'investissement des contribuables pour constituer la rente nucléaire, il est gagnant à 40-42 euros. Il serait donc tout à fait choquant et inéquitable de demander à ces mêmes usagers de remettre la main à la poche. Le citoyen paierait alors trois fois : comme contribuable au démarrage, comme usager avec la hausse des tarifs réglementés et comme assureur final avec le risque nucléaire et le coût effectif du démantèlement.


Crédit photo : ©ComptoirEolien.com
Auteur : Corinne Lepage
Article paru le : 12 mars 2011
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Une Renault Twingo électrique en 2014

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Après la Fluence, le Kangoo, la Twizy et la Zoé, la Twingo Z.E. sera le cinquième modèle électrique de Renault. Elle sera basée sur une plateforme partagée avec la future Smart.

La famille électrique de Renault s'agrandira en 2014 d'un nouveau modèle non spécifique à cette motorisation. En effet, contrairement à la Zoé conçue exclusivement pour rouler à l'électricité, la future Twingo de troisième génération disposera d'un choix de petits moteurs thermiques mais aussi d'une version Z.E. entièrement électrique.

C'est Jacques Bousquet, patron de la branche italienne de Renault, cité par Carscoop, qui a confirmé l'arrivée sur le marché de la Twingo Z.E à l'horizon 2014. Elle sera basée sur une plateforme commune Renault/Daimler qui servira également à une nouvelle Smart. Selon l'accord passé avec le groupe allemand, Renault fournira le moteur et Daimler les batteries.

Misant toute sa stratégie alternative sur les véhicules électrique, Renault commercialisera d'abord la Fluence Z.E. mi-2011 puis le Kangoo Z.E. Viendront ensuite fin 2011 la Twizy et mi-2012 la Zoé. Le prix de location des batteries (environ 100 euros) sera facturé mensuellement en sus du prix d'achat.


Crédit photo : ©ComptoirEolien.com
Auteur : Emmanuel Genty
Article paru le : 10 mars 2011
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Les stations de Radio France victimes d'une importante panne électrique

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Cauchemar à Radio France hier soir. Le groupe public n'a pas été mesure de diffuser les programmes de toutes ses antennes durant une trentaine de minutes, vers 19h30. Le site de Radio France, situé en plein Paris, a été victime d'une panne généralisée d'électricité et, selon Le Parisien, les générateurs de secours n'auraient pas pris le relais. Certaines antennes ont été plus sérieusement touchées, France Culture étant restée muette pendant près d'une heure !

« Tout le courant a sauté à la Maison de la radio, les antennes ont sauté depuis 10 minutes on est dans le noir » racontait hier soir un journaliste sportif de France Info sur son compte Twitter.

Il est surprenant de remarquer que la bande de secours, diffusant généralement de la musique, ne s'est pas mise en route automatiquement sur les antennes lors de cette coupure.


Crédit photo : ©ozap.com
Auteur : Julien Mielcarek
Article paru le : 6 mars 2011
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Rolls-Royce présente un prototype à Genève

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La marque britannique de luxueuses limousines présente un prototype de véhicule électrique à Genève. Ce premier concept de voiture de luxe électrique prend la forme d'une Phantom dotée d'une motorisation électrique.

Baptisée Phantom EE (Experimental Electric) et concept 102EX, la Rolls-Royce électrique reprend le châssis tubulaire en aluminium de la Phantom. Le moteur à essence V12 de 6,75 litres et la boîte de vitesses à 6 rapports ont été remplacés par une batterie lithium-ion et oxydes de nickel, de cobalt et de manganèse et deux moteurs électriques montés sur le châssis auxiliaire arrière. Les deux moteurs sont connectés à une transmission monovitesse avec différentiel intégré.

Chacun des deux moteurs de la Phantom EE affiche une puissance de 145 Kw. La Phantom EE dispose ainsi d'une puissance maximale de 290 kW et d'un couple de 800 Nm disponible sur une large plage d'utilisation. A titre de comparaison, la Phantom à moteur essence V12 de 6,75 litres affiche une puissance de 338 kW et un couple maximum de 720 Nm à 3 500 tr/min.

La batterie lithium-ion, qui contient du nickel, du cobalt et du manganèse, de la Phantom EE dispose d'une densité énergétique de 230 Wh/kg. La batterie de la Phantom EE comprend cinq modules : un module de 38 cellules, un module de 36 cellules et trois petits modules de 10, 8 et 4 cellules placés dans différentes positions à l'intérieur d'un boîtier de forme irrégulière. Elle devrait fournir à a luxueuse limousine Rolls-Royce une autonomie de 200 km.

Le chargement de la batterie, d'une capacité totale de 71 kWh, s'effectue à l'aide d'une fiche et d'une prise à cinq broches. Trois unités de chargement (de 3 kW chacune) sont associées à la batterie. Celle-ci se recharge en 20 heures sur du courant monophasé ou en 8 heures sur du courant triphasé. Un  quatrième chargeur, à induction, est également prévu pour permettre un rechargement sans fil de la batterie.

Le système de chargement à induction se compose de deux éléments principaux. Une plaque de transfert placée sur le sol assure l'alimentation en électricité à partir de la source principale, alors qu'une plaque à induction est fixée sous le véhicule, sous la batterie de la Phantom EE. Les fréquences d'alimentation sont couplées magnétiquement à travers ces plaques de transfert. Les plaques à induction permettent de transporter l'électricité à une distance de 400 mm. La distance entre la Phantom EE et la plaque de chargement n'est que de 150 mm. Ce système affiche une efficacité énergétique d'environ 90 % entre la source d'énergie et la batterie.

La batterie est conçue pour durer plus de 3 ans en usage quotidien.

Côté performances, Rolls-Royce annonce un 0 à 100 km/h franchi en moins de 8 secondes (contre 5,9 secondes pour la Phantom à moteur essence V12 de 6,75 litres) et une vitesse maximale de 160 km/h.

La Phantom EE démarre via un simple interrupteur qui permet également d'interrompre le chargement.


Crédit photo : ©latribuneauto.com
Auteur : Eric Houguet
Article paru le : 4 mars 2011
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Des panneaux solaires sur les bus pour moins polluer

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Le salon Terre ! se tiendra du 18 au 21 mars. Un des sujets abordés : le solaire. À Cap l'Orient, des bus sont équipés de panneaux solaires pour se passer de la climatisation, grande consommatrice de carburant.

Une climatisation solaire

Depuis un an, des bus de la CTRL sont équipés de panneaux solaires. S'ils ne servent pas à faire avancer ces lourds véhicules, placés sur leurs toits, ces panneaux produisent l'électricité nécessaire pour réguler la température à l'intérieur des bus. Des extracteurs d'air remplacent la climatisation grande consommatrice de carburant. Ils se déclenchent automatiquement lorsque la température est trop élevée et s'arrêtent dès qu'elle est stabilisée. « Un choix astucieux et un vrai geste pour l'environnement », note le président de Cap l'Orient Norbert Métairie.

Moins de carburant

Grâce à ces panneaux solaires, les émissions de CO2 de ces bus ont baissé de 20 tonnes par an. Sans climatisation, les bus consomment moins. « On espère faire un peu mieux que la moyenne actuelle, qui est de 35,5 litres/100 kilomètres », espérait, il a un an le responsable maintenance de la CTRL à la réception de ces nouveaux bus, quatorze actuellement, mais quatorze nouveaux véhicules dotés de ces équipements seront livrés courant 2011.

Plus d'économies

Moins de carburant, ce sera plus d'économies, même si celles-ci n'ont pas encore été quantifiées. « Il est très difficile de quantifier les économies réalisées grâce à ces panneaux solaires, d'une part parce que cela ne fait que quelques mois que ces bus sont en circulation, d'autre part parce que nous n'avons pas de dispositif pour extraire ce gain des données générales, explique Michèle Maillet, de la Direction des transports et déplacements à Cap l'Orient. Ils participent à l'ensemble des actions destinées à réduire la consommation des véhicules (moteurs répondant au label EEV contraignant en matière d'émission de polluants, formation des conducteurs...). Ces panneaux solaires viennent en appui de la batterie qui est sollicitée par tous les équipements montés à bord, et lors des temps de battement des bus où il convient de laisser les équipements sous tension. »

Comme le gaz

La norme environnementale EEV, qui entre en vigueur en 2012, est d'ores et déjà appliquée sur ces bus diesel. Elle correspond à une émission polluante équivalente à un bus à gaz. Aujourd'hui, environ un tiers des véhicules CTRL répond à cette norme. Thierry Goyet, vice-président de Cap l'Orient en charge des transports en commun, précisait l'année dernière que la CTRL était « un des réseaux de bus qui consomme le moins en France ».


Crédit photo : ©Ouest-France
Source : Ouest-France
Article paru le : 1 mars 2011
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La facture d'électricité devrait grimper de 35% d'ici 2015

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Les prix de l'électricité n'ont pas fini de grimper. Le gouvernement s'apprête, à partir du 1er juillet, à ouvrir à la concurrence 25 % de l'énergie nucléaire produite par EDF en France. D'ici là, la loi sur la nouvelle organisation des marchés de l'électricité lui impose de fixer le prix de cette électricité qui sera rachetée par les concurrents d'EDF. Paul Champsaur, l'ancien directeur général de l'Insee et ex-président de l'Autorité de régulation des télécoms, doit remettre d'ici à la mi-mars un rapport préconisant le « juste prix concurrentiel.» Selon les informations du JDD, les conclusions de ce rapport « sont prêtes et recommandent le prix de 39 € par megawattheure ». Un compromis, alors qu'EDF demandait 42 € et ses concurrents 35 €. Dans tous les cas, le prix de l'électricité nucléaire aura des répercussions sur la facture des particuliers. S'il est de 42 €, comme demandé par EDF, le tarif pour les particuliers augmentera d'au moins 35 % sur les cinq prochaines années. À 39 €, la hausse ne dépasserait pas 30 % en 5 ans, soit un niveau de 5 % par an, jugé plus raisonnable par le rapport. Vendredi, le ministre de l'Énergie, Éric Besson, avait déclaré que « rien n'était arbitré » et que la concertation « se poursuivait ».


Crédit photo : ©DDM
Source : DDM
Article paru le : 21 février 2011
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