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Actualité de l'énergie éolienne août 2010 - Des perspectives pour l'industrie française grâce à l'éolien offshore


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Les quatorze éoliennes au sud d'Arras devraient fonctionner à la fin de l'année

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Depuis quelques semaines, elles sont en train de pousser. De sortir de terre. De s'ériger dans le ciel. Sur les communes de la région de Bapaume et du Sud-Arrageois, quatorze éoliennes sont actuellement en cours de montage. Premiers coups d'hélices à compter de la fin d'année.

Une décennie. Voilà le temps qu'il a fallu entre le moment où le projet a été lancé et celui où il s'est finalisé. C'est en 2002 que la communauté de communes de la région de Bapaume et celle du Sud-Arrageois décident d'implanter des éoliennes sur leur territoire. Une source de revenus indispensable... Comme aime à le rappeler Jean-Paul Delevoye, maire de Bapaume, et président de l'intercommunalité, « Actuellement, en France, il y a deux sources d'emploi, le développement durable et les services à la personne. » C'est la société Infinivent qui se charge de développer ces parcs.
Le problème, c'est qu'implanter des éoliennes n'est pas chose aisée. De nombreux recours ont rythmé ces dernières années. D'abord du côté d'associations de riverains et de châtelains qui voyaient d'un mauvais oeil l'implantation de ces « grosses » machines à quelques centaines de mètres de chez eux. La préfecture a également freiné des quatre fers. Il a donc fallu retravailler ce dossier à de nombreuses reprises. « On commence à s'habituer à toutes ces longueurs, lâche, fataliste, Dominique Darne, gérant d'Infinivent. La législation sur l'éolien a évolué à de nombreuses reprises au cours de ces dernières années. Il a donc fallu tout réactualiser. On s'est battu sur ce dossier car on est plus têtu qu'eux. Mais c'est vrai que c'est un travail de longue haleine. Heureusement, on avait le soutien des élus. » Au final, ce sont donc quatorze machines qui ont commencé à sortir de terre au début de l'été (les travaux de préparation ont eu lieu en début d'année). Ces éoliennes sont réparties sur trois parcs (quatre à Achiet-le-Grand, cinq à Ablainzevelle et cinq à Gomiécourt, Courcelles-le-Comte et Bihucourt). Au final, ces machines pourront produire 28 MW. Le coût du projet est de l'ordre de trente-trois millions d'euros. Ces éoliennes devraient rapporter, par an, enviro n 300 000 euros aux communes où elles sont implantées et aux communautés de communes. Elles devraient fournir leur électricité à compter de la fin de l'année.Des chemins piétonniers pourraient être aménagés pour permettre aux habitants de découvrir d'un peu plus près ces drôles de machines... L'ensemble de ces quatorze éoliennes produira en moyenne 75 millions de kwh par an, ce qui représente la consommation électrique d'environ 25 000 foyers. •


Crédit photo : ComptoirEolien.com
Auteur :  Benjamin Dubrulle
Source : lavoixdunord.fr
Parue le : 31 août 2010

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Des perspectives pour l'industrie française grâce à l'éolien offshore

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En 2015-2020, les pêcheurs et les plaisanciers cabotant au large des côtes normandes, bretonnes ou vendéennes verront peut-être émerger des fûts d'acier de près de 100 mètres de hauteur. Si les projets du gouvernement voient le jour, 600 éoliennes d'une capacité de 3 000 mégawatts (MW) - l'équivalent d'un puissant réacteur nucléaire EPR, puisque ces "moulins à vent" ne tournent pas en permanence - seront alors "plantées" dans la mer. L'objectif est d'installer 6 000 MW à l'horizon 2020 pour un investissement de 15 à 20 milliards d'euros.

En attendant, le gouvernement a confirmé, mardi 24 août, le lancement en septembre des appels d'offres annoncés en mai. Ils portent sur un investissement de 10 milliards d'euros (3,5 millions d'euros par MW) pour la construction de parcs d'éoliennes dans la Manche, l'Atlantique et la Méditerranée. L'enjeu n'est pas seulement d'améliorer le bilan carbone et de respecter l'engagement vis-à-vis de l'Europe (23 % d'énergies renouvelables en 2020), mais aussi de créer une véritable filière industrielle, notamment dans les zones portuaires.

Lors d'une rencontre d'affaires organisée début juillet par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), le représentant de Jean-Louis Borloo, ministre de l'énergie, avait évoqué les pistes du gouvernement. Il va définir une dizaine de zones, "propices au développement de l'éolien en mer", découpées en "lots" attribués aux candidats retenus. Les implantations retenues permettront, selon lui, de mutualiser une partie des coûts de raccordement - très élevés - des éoliennes au réseau électrique.

Des projets alléchants sur le papier mais économiquement irréalistes pourront être repris et amendés. Le candidat devra donc proposer un prix de revente du courant à EDF. Une fois sélectionné, il disposera de dix-huit mois à deux ans pour confirmer la viabilité de son projet. S'il y renonce, l'appel d'offres sera rouvert sur la zone et les études préalables bénéficieront au nouveau candidat.

Il n'y a encore aucune éolienne au large des côtes françaises, alors que le Royaume-Uni et le Danemark ont respectivement 43 % et 31 % de la capacité installée en Europe (plus de 2 000 MW). L'avenir du seul projet en cours, mené par l'allemand Enertrag au large de Veulettes-sur-Mer (Seine-Maritime), est suspendu au recours en justice déposé par des riverains. La France a-t-elle pour autant perdu totalement la bataille de l'éolien ?

sur la base de PME

Elle ne dispose pas d'ensembliers aussi puissants que l'américain General Electric, l'allemand Siemens, l'espagnol Gamesa ou le danois Vestas. Pétris de culture nucléaire, politiques et dirigeants d'EDF ne s'y sont pas intéressés. Le gouvernement n'a pas soutenu la volonté d'Areva de s'y développer, laissant filer deux "proies" de choix : le danois Bonus, repris par Siemens, et l'allemand Repower, acheté par l'indien Suzlon. En 2007, Areva a néanmoins racheté l'allemand Multibrid pour se développer dans l'offshore et Alstom a acquis l'espagnol Ecotecnia.

Mais une filière française peut se construire sur la base de petites et moyennes entreprises (PME) et bénéficier de l'ancrage hexagonal d'industries performantes (aéronautique, métallurgie, chantiers navals...). En 2009, le SER a identifié plus de 140 entreprises dans 18 secteurs connexes à l'éolien, comme les composants, la maintenance, l'ingénierie civile et électrique, le transport et les chantiers. Selon une étude de Capgemini Consulting, "l'ensemble du spectre des composants pourrait être couvert par les entreprises françaises dans un délai de douze à trente-sixmois".

Les villes côtières sont intéressées par ce développement de l'éolien, surtout quand elles doivent opérer de douloureuses reconversions industrielles, comme Le Havre, Nantes - Saint-Nazaire ou Bordeaux. Cette solution de sortie de crise est avancée, parmi d'autres, pour l'ancienne usine Ford de Blanquefort (Gironde).


Crédit photo : ComptoirEolien.com
Auteur : Jean-Michel Bezat
Source : LeMonde.fr
Parue le : 26 août 2010

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Des éoliennes en Méditerranée

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Déterminée à rattraper son retard dans le domaine de l'éolien marin, la France lance un appel d'offres pour construire 600 pylônes sur les côtes française. Port-la-Nouvelle, Gruissan sont les premiers concernés.

Imaginons trente éoliennes alignées au large du Languedoc-Roussillon entre Port-la-Nouvelle et Cap d'Agde, visibles de 2 à 3 kilomètres des côtes et capables de produire 900 mégawatts, soit la moitié de ce que fournit la centrale de Golfech ! Ce parc promis pour 2015 sort enfin des cartons après avoir alimenté comme un serpent de mer les inquiétudes des élus et des associations de « riverains ». Car il est bien question d'implanter des éoliennes offshore, en Méditerranée aussi, pour enfin rattraper notre retard sur les autres pays européens.

L'État lancera en septembre un gigantesque appel d'offres pour la production de 3 000 mégawatts, soit l'équivalent de deux réacteurs nucléaires EPR. Un enjeu de taille qui passe par la définition précise de périmètres où l'État autorisera l'implantation de ces pylônes de 90 m de haut et de 120 m d'envergure. Sont concernés les Pays de Loire, la Bretagne, la Normandie et le Languedoc-Roussillon.

Mais pourquoi créer des « fermes de pâles » au milieu des flots ? Tout simplement parce que la ressource en vent est plus régulière et meilleure en mer que sur terre. La France, où l'énergie offshore représente zéro mégawatt, a une forte ambition à laquelle répondent plusieurs opérateurs, dont EDF Énergies nouvelles. Celui-ci se refuse à tout commentaire tant que son projet n'est pas retenu, mais il reconnaît placer toute son énergie dans le dossier languedocien. Pour EDF, Poweo ou Total, ces projets de parcs représentent un volume d'investissements de 10 milliards d'euros, avec l'obligation d'accompagner la naissance d'une filière très prometteuse, une des rares alternatives aux énergies fossiles déclinantes.

Mais de Port-la-Nouvelle à Gruissan, le projet fait grincer les dents les élus qui regrettent le manque total de concertation et la politique du fait accompli.

Pourquoi on plante des pylônes au large des côtes

La possibilité d'installer un parc éolien au large de la Méditerranée ne relève pas du hasard. Nous sommes dans une zone propice au x vents qui soufflent avec force et régularité. Un tel projet permet aussi de réduire les nuisances visuelles, les problèmes de voisinage et de fond sonore permanent.

« L'État a revisité le projet initial en tenant compte des contraintes exprimées par les différents intervenants. Le dossier a été ainsi recalibré, mais il garde son ampleur », nous indiquait hier Pierre Claverie. Le directeur de projet pour le raccordement éolien offshore confirme les « mensurations » des futurs pylônes et leur imposante evergure de 120 mètres ! Les éoliennes implantées sous la forme de trois rangées seront raccordées par un câble à la ligne terrestre de 220 000 volts.

Mais la présence de ces « fermes » éoliennes n'est pas neutre pour autant. A travers telle ou telle implantation, l'Etat peut contribuer aussi à développer de nouvelles installations portuaires sur des sites qui voient leur activité diminuer. L'argument en terme d'aménagement du territoire vaut d'être écouté. Mais ces installations offshore ont aussi des conséquences sur l'environnement. Voilà quelques mois, il était rappelé que ces éoliennes marines menaçaient les cétacés de la mer Baltique en raison de la pollution sonore qu'elles génèrent.

A Gruissan, on s'inquiète

À Port-la-Nouvelle et à Gruissan, voilà des années que les maires entendent parler de ce projet. Mais cette fois, on est dans le concret et les communes riveraines se sentent plus que jamais concernées, surtout si elles vivent du tourisme et de la pêche.

Ainsi Gruissan y réfléchit à deux fois. Le village vient de rejoindre le parc naturel régional de la Narbonnaise et son territoire figure en zone Natura 2000. Si les collectivités vont inévitablement percevoir des redevances d'EDF Énergie ou de tout autre opérateur, elles craignent de perdre un peu de leur âme touristique avec la présence d'éoliennes visibles des côtes.

En attendant, les élus déplorent de ne pas avoir été associés au projet languedocien. Daniel Nouvel, directeur de cabinet de Didier Codorniou, le maire de Gruissan, confirmait hier qu'un opérateur autre qu'EDF avait approché la municipalité : « On souffre de l'absence de pratiques démocratiques. Il a fallu que le maire réagisse dans des réunions pour qu'EDF comprenne que nous existions. Après tout, c'est vers nous qu'arrive le mécontentement des administrés… »

L'État définira en septembre une dizaine de zones le long des côtes. Les industriels candidats à l'appel d'offres devront déposer un projet comprenant un prix de revente à EDF de l'électricité produite. Celui-ci est fixé en ce moment à 130 euros/MWh, niveau jugé trop bas par les industriels pour assurer la rentabilité des installations. Les entreprises sélectionnés auront entre 18 mois et 2 ans pour confirmer la mise en œuvre de leur projet.

Éoliennes > Parc. Dans la définition par l'État des zones propices à l'implantation d'éoliennes, figure le Languedoc où 30 éoliennes seraient plantées au large des côtes, entre Port-la Nouvelle et le Cap d'Agde


Crédit photo : MDD
Source : La dépêche.fr
Parue le : 25 août 2010

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L'Ecosse se prépare à accueillir des éoliennes flottantes

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La compagnie pétrolière norvégienne Statoil et le gouvernement écossais ont évoqué cette semaine la possibilité d'installer le premier parc éolien flottant en Écosse.

La société a en effet identifié deux sites potentiels susceptibles d'accueillir une zone pilote afin d'y tester les éoliennes flottantes Hywind : le premier se situe au large de l'île de Lewis et l'autre près de l'Aberdeenshire.

Statoil a déjà construit toute une unité de prototypes Hywind implantée à 10 kilomètres des côtes de Karmøy, en Norvège. Selon le constructeur, "les performances des éoliennes mises en place vont au-delà de ce qui avait été prévu et le parc éolien fournit le réseau en énergie depuis septembre 2009".

La prochaine étape du projet serait la construction de 3 à 5 fermes éoliennes Hywind qui démontrerait le potentiel commercial de ce concept.

L'organisation d'aide aux investissements Scottish Development International et l'organisme de gestion des ressources maritimes Marine Scotland ont travaillé en étroite collaboration avec Statoil pour confirmer les

Si les études de faisabilité d'un tel projet en Écosse venaient à se concrétiser, il ouvrirait certainement la voie au développement des fermes éoliennes en eau profonde à grande échelle. Le mois prochain, les représentants de Statoil rendront une nouvelle visite au gouvernement écossais afin d'examiner le potentiel de ces futurs sites de façon plus approfondie.

« Le potentiel des eaux écossaises représente un quart des ressources européennes en matière d'énergie éolienne offshore. Cela m'amène à penser que nous sommes très bien placés pour développer la technologie qui fera fonctionner cette remarquable révolution des énergies renouvelables », a déclaré Alex Salmond, le Premier ministre écossais en visite en Norvège.

Le gouvernement réfléchit à un moyen de maximiser l'immense bénéfice que les vents marins peuvent apporter à l'Écosse. Ce bénéfice, estimé à plus de 30 milliards de livres sterling d'investissement, pourrait créer jusqu'à 20 000 emplois.

« Il est important que nous exploitions chaque opportunité qui nous est offerte. En effet, une récente étude a montré que si nous exploitions seulement un tiers de l'énergie de nos côtes jusqu'en 2050, nous produirions assez d'énergie pour alimenter sept fois l'Écosse » a ajouté Alex Salmond.

L'Écosse a déjà démontré sa capacité à développer de l'éolien en eaux profondes avec le projet pilote d'éolien offshore « Beatrice » dans le Moray Firth démontrant la possibilité de mettre en place des turbines à une profondeur de 60 mètres.


Crédit photo : © Enerzine.com
Source : Enerzine.com
Parue le : 20 août 2010
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Premiers pas de la France dans l'éolien offshore

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Dans quelques jours, Jean-Louis Borloo annoncera les lieux retenus pour implanter des éoliennes en mer. Il y aura au total une dizaine de zones propices. Explications.

A mesure qu'approche la rentrée, la tension monte sur les côtes françaises. C'est en effet en septembre que Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie et du Développement durable, doit annoncer les lieux retenus pour implanter des éoliennes en mer –les premières au large de la métropole– et lancer les appels d'offres à destination des industriels. Selon le syndicat des énergies renouvelables, "une vingtaine d'entreprises françaises" sont prêtes à se mettre sur les rangs.

Il y aura au total "une dizaine" de "zones propices". Ensemble, elles devraient avoir une capacité de production de 3.000 mégawatts. Une "deuxième tranche" de taille comparable sera désignée « dans quelques années » pour atteindre les objectifs du Grenelle de l'environnement: 23% d'énergies renouvelables en 2020, dont 19.000 mégawatts fournis par des éoliennes terrestres et 6.000 par des éoliennes offshore. "Ce sont des projets de plusieurs milliards d'euros, souligne un conseiller de Jean-Louis Borloo. Ils doivent créer de l'activité et de l'emploi sur les façades maritimes. C'est important pour que les éoliennes soient acceptées par la population."

En 2004, une première tentative de développer l'éolien offshore en France avait viré au fiasco. Parmi tous les projets qui lui avaient été proposés, l'Etat n'en avait retenu qu'un, sur la Côte d'Albâtre (Seine-Maritime) : embourbé dans des difficultés de financement et des recours devant le tribunal administratif, il est aujourd'hui en stand-by. Echaudés, les industriels avaient alors pris l'habitude de démarcher directement les communes du littoral. "Certaines ont vu débarquer cinq ou six porteurs de projets. Cette prolifération a suscité des inquiétudes des élus, qui nous ont demandé d'organiser un processus ordonné", explique-t-on dans l'entourage de Jean-Louis Borloo.

Le ministre veut profiter de cette méthode centralisée pour construire "une vraie filière industrielle" de l'éolien offshore. Et permettre à la France de rattraper son retard sur le Danemark, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Parce qu'elles doivent résister à la force des vagues, au courant, à la corrosion, les éoliennes en mer coûtent plus cher (il faut 13 à 20 centimes pour y produire un kilowattheure, contre 8,2 à terre), mais elles bénéficient d'un vent plus puissant et plus régulier que sur le continent. Et l'impact sur le paysage est jugé moindre.


Crédit photo : Mt. D.
Source : Le Journal du Dimanche
Parue le : 15 août 2010
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Une éolienne spécial "vents turbulents" sur l'A6

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Une éolienne sur l'A6 activée par le souffle du passage des poids lourds

Un nouveau type d'éolienne, alimenté par le souffle d'air généré par le passage des poids lourds, est testé sur une autoroute française afin de mesurer la quantité d'électricité produite, une première selon la société à l'origine de l'expérience.

Cette expérience, menée au sud de Paris sur l'autoroute A6 Paris-Lyon, vise à mesurer, d'ici à mi-2011, l'énergie produite par "la traînée d'air créée après le passage des poids lourds", selon Bernard Aversenq, responsable du projet chez APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône).

Cette traînée d'air, d'une durée de "quelques secondes" mais "très puissante", est appelée "vent perturbé", précise-t-il.

Selon APRR, 5.000 poids lourds empruntent chaque jour la portion de l'A6 où est installée l'éolienne.

Si l'expérience se révèle concluante, d'autres éoliennes de ce type pourraient voir le jour afin d'alimenter en énergie des équipements situés sur les autoroutes et qui consomment moins de 2 kilowatts/heure: caméra, station météo, station de comptage ou panneau de messagerie.

"Les coûts pour tirer les câbles et raccorder ces équipements au réseau électrique sont très lourds, de l'ordre de plusieurs dizaines de milliers d'euros", analyse M. Aversenq, soulignant l'intérêt d'avoir des équipements autonomes en énergie lors des futures installations ou des nouvelles constructions d'autoroutes.

"Nous avons testé des petits modèles d'éoliennes normales. Elles ne produisent pas assez d'énergie et doivent être complétées par une batterie, des panneaux solaires ou une pile à combustible. Sans compter qu'elles ne fonctionnent pas avec un vent perturbé", ajoute M. Aversenq.


Crédit photo : AFP
Source : AFP
Parue le : 9 août 2010
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Google tourne à l'énergie éolien

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Le groupe américain, Google fait des efforts dans le cadre de son programme Going Green et va alimenter certains de ses data-centers en énergie verte...

Il y a deux mois, Google faisait un premier pas vers l'énergie produite par les parcs éoliens en investissant 38,8 millions de dollars dans la création de deux d'entre eux. Aujourd'hui, Google persiste en ce sens en annonçant avoir passé un accord de 20 ans avec un autre gestionnaire de parcs éoliens, à savoir Nextera Energy Inc. Ainsi, dès la fin du mois de juillet , c'est à partir de 114 mégawatts d'énergie propre que Google commencera à acheter pour alimenter plusieurs data-centers.

Félicité pour son initiative par les écologistes, et ce même s'il reste à Google bien des efforts à faire d'un point de vue environnemental pour être irréprochable dans le cadre de sa politique "Going Green", la firme américaine espère ainsi pouvoir aussi se protéger contre la hausse constante des coûts de l'énergie.

Mais Google voit aussi là l'opportunité d'aider au financement de l'énergie verte, comme l'explique Urs Hoelzle : "En achetant autant d'énergie pendant si longtemps, nous donnons au promoteur du parc éolien l'aisance financière à la construction d'autres projets d'énergie propre". Aucune indication concernant le montant précis de l'opération n'a été avancé.


Crédit photo : ComptoirEolien.com
Source : PcWold.fr
Parue le : 6 août 2010
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