 La voiture électrique c'est pour quand ? |  Disponible pour les flottes l'an prochain, pour le particulier en 2013, le best-seller allemand fait des étincelles mais occulte l'essentiel, son prix.
Elle passe dans un souffle, accompagnée du chuintement discret de ses pneus. C'est pourtant dans le temple du cheval-vapeur, sur le circuit de Formule 1 de Shanghaï, qu'évolue le dernier bijou de technologie du groupe Volkswagen. Loin des hurlements des monoplaces de course, la Golf joue les discrètes, du haut de sa mobilité tout électrique. À la différence des déclarations claironnantes de Renault, les Allemands, plutôt effacés jusque-là, entendent dire qu'ils ne resteront pas en dehors du jeu. Cette Golf le prouve, comme sa version chinoise, la Lavina. Une ambitieuse, celle-là, car, grâce à la démultiplication du marché local et aux aides gouvernementales (7 000 euros), elle devrait permettre à la marque de devenir n°1 d'ici à 2018 sur le nouveau créneau de la mobilité durable.
Belle bataille d'ego en perspective entre Carlos Ghosn et le Dr Martin Winterkorn, président du conseil d'administration de Volkswagen AG. Ce dernier tempère tout de même: «S'agissant d'environnement, nous devons nous assurer que l'énergie consommée par ces véhicules électriques est produite à partir de ressources renouvelables. Les constructeurs automobiles n'ayant aucune influence sur le type de centrales construites, c'est aux gouvernements de garantir que les sources d'énergie utilisées respectent l'environnement.» Comprenez par-là, tout sauf des centrales à charbon ou pétrole qui pullulent sur la planète.
Avec de l'électricité d'origine nucléaire, le bilan n'est pas si mal, même si le retraitement des déchets amène une autre problématique environnementale. La Golf blue-e-motion qui nous nargue ce matin-là avec son zéro émission a sans doute fait le plein d'énergie issue du charbon, ressource abondante et polluante en Chine. L'hydraulique ou l'éolien auraient été préférables. Son moteur de 85 ch, marié à une transmission électrique, est moins original que la façon étagée dont on l'exploite. Il affiche un couple maximum élevé, 270 newtons-mètres, garant de démarrages vigoureux mais qui, avec un 11,8 s de 0 à 100, ne pourra pas viser très longtemps les 150 kilomètres d'autonomie. Ça, c'est l'idéal, en effet, mais il suffit d'utiliser la climatisation, le chauffage, d'affronter des cotes ou de conduire nerveusement pour que la capacité des batteries lithium-ion (26,5 kilowattheures dont moins de 20 réellement utilisables) décroisse rapidement. VW veut se rassurer en avançant qu'en Allemagne, 6 actifs sur 10 se rendent au travail en voiture et, pour 73,9% d'entre eux, parcourent moins de 25 kilomètres.
Trois modes de fonctionnement
C'est la raison pour laquelle VW a fort astucieusement mis en place un système de gestion des réserves. Le conducteur peut ainsi choisir entre trois modes de fonctionnement «Normal», «Confort +» et «Autonomie +» qui configurent la puissance disponible, le système de climatisation, la vitesse maximale et la stratégie de régénération de la batterie. Pesante malgré une vélocité certaine, la Golf dispose en mode «Confort +» de la puissance idéale de 85 ch. En position «Normal», elle décroît à 65ch. Et si les réserves baissent trop pour terminer un parcours, le programme «Autonomie» limite la puissance à 50 ch et coupe la climatisation. La stratégie adoptée est clairement illustrée au tableau de bord par une jauge en kW qui incite fortement le conducteur à modifier sa conduite pour atteindre son but.
Dans ces conditions, la Golf gère ses décélérations afin qu'elles soient les plus profitables possible à la régénération des batteries. Du coup, le frein moteur apparaît d'autant plus vigoureux, assez semblable à celui des autotamponneuses de foire. Mieux encore, l'intensité de régénération, visible aussi sur l'écran central, peut s'ajuster selon quatre niveaux. Il suffit de sélectionner sur la boîte automatique ou le sélecteur de changement de vitesses situé sur le volant la position voulue (D à D3). Dans la phase basse (D), la voiture est en mode «croisière», une sorte de roue libre dès que le pied du conducteur relâche l'accélérateur électrique. Au contraire, dans la phase (D3), ou B (pour «Braking», freinage), un maximum d'énergie cinétique est récupérée et renvoyée vers la batterie.
Aérodynamique (valeur Cx: 0,295) mais pesante (+205 kg par rapport à une Golf blue-e-motion TDI avec boîte DSG), cette Golf électrique fonctionne fort bien, jusqu'à sa vitesse maximale de… 135 km/h. Les 180 cellules, réunies en 30 modules des batteries (315 kg au total), sont logées sous le coffre (capacité de charge utile : 237 litres), sous la banquette arrière et dans le tunnel central entre les deux sièges avant. Naturellement, il a fallu greffer un système de refroidissement pour le compartiment batteries. VW n'ose avancer un prix que nous estimons, pour notre part, à 60.000 euros. Soit le tarif d'un Touareg V6 TDI Carat Édition peut-être pas si sale que ça avec son filtre à particules.
Crédit photo : WW Allemagne Auteur : Jacques Chevalier parue le 30 juin 2010
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|  Moissac : une centrale solaire réalisée |  Enerqos France SAS, filiale majoritaire du groupe italien Enerqos, leader européen dans la conception, l'installation et la maintenance de centrales solaires de grande taille, annonce le démarrage de la construction d'une centrale solaire photovoltaïque intégrée au bâtiment. Cette centrale, d'une puissance de 290 kWc sera réalisée à Moissac , chez les transporteurs Satar sas et Transport Merle SA.
Une solution photovoltaïque innovante et rentable Ce procédé novateur d'intégration au bâti, validé par la DRIRE / DREAL, a fait l'objet d'une conception minutieuse avec l'aide du département Ingénierie du groupe Enerqos. Il respecte, en outre, les contraintes de coûts et d'intégration au bâti, imposées par la nouvelle réglementation française. Cette installation devrait permettre des économies équivalant à 108 tonnes de CO2 et à la consommation électrique annuelle de 290 personnes. La connexion au réseau est prévue dès septembre 2010.
« L'intégration en toiture des panneaux a bénéficié d'un travail spécifique, afin de mettre au point un système d'intégration avec des profilés spécifiques assurant l'étanchéité et la résistance mécanique de la toiture », a déclaré Marc Vogeleisen, directeur général d'Enerqos France, en charge des opérations. « Nous sommes fiers de cette solution générique et commercialement duplicable aux bâtiments, hangars industriels et agricoles, générateurs d'énergie propre » a-t-il précisé.
Crédit photo : LaDepeche.fr Auteur : LaDepeche.fr parue le 25 juin 2010
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|  Le photovoltaïque victime de son succès tandis que l'éolien stagne |  Des risques de surtension existent dès lors que la production d'électricité liée à l'énergie solaire photovoltaïque est supérieure à la demande, selon la présidente d'ErDF, qui s'inquiète de l'« engouement un peu intéressé » pour cette technique. Parallèlement, un responsable de GDF Suez s'inquiète du développement de l'éolien, « quasiment à l'arrêt » selon lui.
Pour la filiale d'EDF, l'engouement provoqué par « l'effet d'aubaine » du photovoltaïque - en raison des tarifs attractifs de rachat de l'électricité « verte » - conduit à multiplier de façon incontrôlée le nombre de producteurs décentralisés. Or s'il y a trop de producteurs sur un territoire, cela aboutirait, selon ErDF, à créer plus d'électricité que nécessaire, même en période de pointe. Par conséquent, des « risques de black out complet par surtension » seraient à craindre. L'engouement pour le solaire atteint un niveau considérable : ErDF s'attend pour 2010 «à plus de 75 000 raccordements nouveaux, 120 000 l'année prochaine, 150 000 en 2012 [...] Ce qui veut dire qu'à fin 2013, nous devrions avoir plus de 500 000 producteurs décentralisés raccordés sur le réseau ».
L'éolien, en revanche, pâtit des nombreux recours devant les tribunaux que subissent les permis de construire, selon GDF Suez. « Nous constatons à l'heure actuelle que depuis le début de cette année le développement de l'éolien terrestre est quasiment à l'arrêt » a ainsi déclaré le directeur délégué de la branche énergie du groupe énergétique. Le parc éolien a en effet augmenté de seulement 2% sur les trois premiers mois de l'année par rapport au trimestre précédent, selon le ministère de l'Energie. Le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) avait la semaine dernière imputé une partie de cette stagnation aux mauvaises conditions climatiques du début de l'année.
Crédit photo : J.M Auteur : Territorial.f parue le 22 juin 2010
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|  EDF, nous prépare à dire adieu à l'électricité pas chère | La loi Nome, qui oblige l'entreprise publique à vendre sa production à prix coûtant à ses concurrents, chamboule toute la donne.
Alors que les députés ont voté le 15 juin la loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome), les particuliers risquent de voir gonfler leur facture. Jusqu'à présent protégés par les tarifs régulés, les Français bénéficiaient d'une électricité parmi les moins chères d'Europe. Mais la loi Nome va obliger EDF à céder à prix coûtant une partie de sa production nucléaire à la concurrence. Pour financer les investissements nécessaires, EDF va hausser ses tarifs. Et, tôt ou tard, la Commission de régulation de l'énergie et le gouvernement avaliseront l'augmentation, d'autant que l'électricité n'est pas chère en France. C'est le paradoxe de la libéralisation initiée par Bruxelles : la mise en concurrence des opérateurs historiques entraîne une... hausse des prix.
Auteur : L.D parue le 20 juin 2010
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|  Gaz et électricité, les prix prêts à flamber |  Les tarifs sont réactualisés tous les trois mois
Les ménages français devraient voir leur facture d'énergie s'alourdir cet été, avec une probable hausse des tarifs du gaz de 4 % à 5 % au 1er juillet, des prix à la pompe au plus haut depuis fin 2008 et des tarifs de l'électricité qui pourraient eux aussi remonter. Les tarifs du gaz naturel devraient progresser de 4 % à 5 %, selon Le Figaro et Les Echos. Une telle augmentation ramènerait les prix vers leur plus haut niveau historique, après une augmentation de 9,7 % en avril.
GDF Suez n'a ni confirmé, ni démenti cette information. L'entreprise se contente d'indiquer qu'elle saisira la Commission de régulation de l'Energie (CRE) « le 9 ou 10 juin » d'une éventuelle « proposition » de hausse de ses tarifs. Selon de nouvelles règles établies en décembre, le gouvernement n'intervient plus dans la fixation des tarifs du gaz. C'est désormais GDF Suez qui propose des hausses ou des baisses de prix en fonction de l'évolution de ses coûts d'approvisionnement.
La CRE doit ensuite approuver ou refuser la proposition soumise en vérifiant que les tarifs reflètent bien les coûts d'approvisionnement du groupe, qui évoluent en fonction des cours du pétrole brut, du fioul et des taux de change. Une hausse des tarifs en juillet semble inéluctable au vu de l'évolution des cours du pétrole, qui n'ont cessé de progresser au cours du 1er semestre. En outre, la baisse de l'euro renchérit mécaniquement le prix des hydrocarbures importés en France, qui sont vendus en dollars. Si elle fait flamber les prix du gaz naturel, la remontée des cours du pétrole se ressent aussi à la pompe.
Le prix du gazole se situait ainsi à 1,17 € en moyenne en France en mai - plus haut niveau depuis octobre 2008 -, selon la Direction générale de l'énergie et du climat. Et le super sans plomb 95 à 1,37 €. Enfin, les tarifs de l'électricité devraient eux aussi augmenter, comme chaque année au mois d'août.
Crédit photo : DR Auteur : MidiLibre.com parue le 11 juin 2010
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|  La polémique sur les compteurs |  A peine testés, les futurs compteurs d'électricité «intelligents» Linky suscitent déjà la polémique sur le coût de leur éventuelle généralisation, qui pourrait atteindre plus de 8 milliards d'euros, à la charge des usagers.
Imposés par une directive européenne qui prévoit leur installation chez 80% des consommateurs d'ici 2020, ces compteurs doivent faciliter la mise en place de tarifs différenciés en fonction de la consommation, améliorer la concurrence et favoriser des économies d'énergie. Hier, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) estime leur coût entre 8 et 9 milliards d'euros, à la charge des usagers via le Tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité (Turpe). Ce coût «intègre la fourniture et la pose des compteurs, la fourniture des concentrateurs chargés de collecter les données de chacun des compteurs pour les réémettre vers le système de gestion et d'exploitation d'ErDF et la création des systèmes informatiques de gestion et d'exploitation des données», explique Jean-Luc Dupont, un de ses dirigeants. Il est surtout beaucoup plus élevé que le montant de 4 à 5 milliards d'euros jusqu'ici avancé par ErDF. Hier, cette filiale d'EDF qui gère les réseaux basse et moyenne tension a revu ses estimations. Le montant d'une éventuelle généralisation du système pourrait atteindre 120 à 240 euros par usager, soit un total de 4,2 à 8,4 mds d'euros pour le changement des 35 millions de compteurs.
Mais pour ErDF, le coût de la généralisation du système reste pour l'usager «très inférieur aux gains générés par les économies d'énergie», qui pourraient atteindre 50 euros par an pour une facture annuelle de 400 euros. En outre, le système n'en est qu'à une phase d'»expérimentation», lancée en mars, rappelle François Blanc, responsable du projet Linky chez ErDF. Quelque 30.000 compteurs ont déjà été installés dans les régions de Tours et de Lyon, 70.000 autres devraient l'être d'ici fin juin et 300.000 d'ici fin 2011, selon ErDF. Interrogé sur cette polémique, le ministre de l'Energie, Jean-Louis Borloo, a jugé qu'il n'y avait «rien de déraisonnable» à ce que le coût de l'installation soit supporté par les usagers, ceux-ci profitant ensuite des économies engendrées.
Crédit photo : Word Press Auteur : LaDepeche.fr parue le 9 juin 2010
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|  EDF : pourquoi ça va augmenter ? |  Attention ! Hausse des tarifs d'électricité en vue. Les députés examinent aujourd'hui le projet de réforme du marché de l'électricité, présenté comme le plus important depuis l'après-guerre et qui vise à entamer la domination de l'ancien monopole public EDF tout en garantissant des prix régulés pour les particuliers.
Si elle est adoptée, cette réforme va obliger EDF à céder, à prix coûtant, jusqu'à un quart de la production d'électricité de son parc nucléaire à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Énergie). Mais elle devrait aussi provoquer une augmentation des tarifs de l'électricité pour les ménages de 11,4 % dès 2011 puis de 3,5 % par an, soit jusqu'à 25 % d'ici à 2015.
Annoncé en septembre 2009 par le Premier ministre, le projet de loi Nome (Nouvelle Organisation du Marché de l'Électricité) a été en grande partie élaboré sous pression de la Commission européenne.
Bruxelles a en effet engagé plusieurs procédures contre la France visant les tarifs réglementés proposés par EDF aux entreprises hexagonales. Ces tarifs, fixés par l'État et inférieurs aux prix de marché, sont susceptibles de constituer une distorsion de concurrence en faveur des entreprises françaises, selon la Commission.
Le gouvernement a donc choisi la voie qui vise à permettre aux fournisseurs alternatifs d'accéder à l'électricité bon marché produite par les 58 réacteurs nucléaires français. Ce parc nucléaire confère actuellement un avantage compétitif à EDF, que ses concurrents ne parviennent pas à entamer. La réforme prévoit aussi la suppression des tarifs réglementés pour les entreprises mais leur maintien pour les particuliers, une disposition appréciée par les associations de consommateurs.
La gauche est opposée à ce projet. Le PS dénonce une « loi d'ajustement aux injonctions de la Commission européenne » et plaide pour une révision de la réglementation européenne « qui n'est plus du tout adaptée à la situation actuelle ». Les syndicats sont tout aussi critiques. « Les tarifs d'électricité vont augmenter pour permettre la concurrence », dénonce la CGT.
Les ménages deux fois perdants
Evens Salies est expert en énergie à l'Observatoire français des conjonctures économiques. Il explique les raisons et les enjeux de la loi visant à réformer le marché de l'électricité.
Cette réforme peut-elle se solder autrement que par une augmentation des tarifs d'EDF ?
Cette hausse est inévitable du point de vue des investissements parce que EDF va devoir faire face à de gros investissements bientôt autant sur les barrages hydrauliques et hydroélectriques que pour remplacer progressivement le parc nucléaire. Mais cette hausse des tarifs pourrait avoir des vertus car elle pourrait envoyer un signal aux ménages afin qu'ils modèrent leur consommation d'électricité.
Mais comment s'explique une hausse aussi importante ?
EDF a gaspillé beaucoup d'argent dans des acquisitions et des investissements
à l'étranger. Ainsi par exemple, lors de la libéralisation du marché britannique, elle s'est lancée dans des achats de réseaux de distribution britanniques. Il y a également eu beaucoup de participation dans le capital d'entreprises européennes. Ça a coûté beaucoup à EDF, alors que cet argent aurait pu être utilisé au renouvellement de son parc. Aujourd'hui, EDF essaie de trouver de l'argent ailleurs parce qu'elle en a perdu avec ses investissements. Mais est-ce normal de faire payer le consommateur ? Les ménages sont perdants deux fois : ils ont financé des investissements peu rentables et maintenant ils vont subir une hausse des tarifs.
Les consommateurs vont-ils modérer pour autant leur consommation ?
Plutôt que d'augmenter les prix, il vaudrait mieux faire des tarifs progressifs.
Cette hausse des tarifs ne risque-t-elle pas de faire perdre des clients à EDF ?
Non. EDF sait très bien qu'elle va garder la grande majorité de ses clients. Les gens n'aiment pas changer d'opérateur car ils craignent des coûts de migration élevés pour aller à la concurrence.
Le chiffre : 11 %
11% d'augmentation des tarifs d'électricité programmé en 2011. Le projet de réforme est examiné aujourd'hui à l'Assemblée.
Ouverture a la concurrence : la pression de Bruxelles
Les injonctions de Bruxelles se suivent et se ressemblent. Après l'ouverture à la concurrence des télécoms, de la Poste, des transports, c'est au tour d'EDF d'entrer dans cette logique qui affecte les services publics sous la pression européenne. Quel que soit le secteur, les ressorts de cette évolution sont toujours présentés de manière identique : la concurrence doit amener de nouvelles activités porteuses d'innovations, et un plus grand nombre d'opérateurs doit procurer le choix aux consommateurs et faire baisser les tarifs. Le résultat n'est pas aussi idyllique. En ce qui concerne EDF, les prix devraient augmenter. Jusqu'à 25 % d'ici 2015. En optant pour une hausse par paliers, bien que le premier se situe à un niveau élevé (11 % en 2011), l'entreprise pense qu'elle ne perdra guère de clients (voir l'interview ci-contre). Mais l'électricité est un produit bien différent des autres secteurs déjà ouverts à la concurrence. Elle est vitale dans la vie quotidienne et ne se stocke pas. « Enfin, ajoute le député PS François Brottes, on veut appliquer les mêmes critères dans tous les pays d'Europe alors que notre système français est très particulier avec la place qu'y occupe le nucléaire. Cette réforme donne l'illusion à Bruxelles qu' on va rentrer dans les clous alors qu'elle va dégrader la situation.»
Crédit photo : La Dépêche Auteur : Jean-Pierre Bédéi parue le 8 juin 2010
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