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Les valeurs vertes s'envolent en Europe face au drame nucléaire



   


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Soupçons de favoritisme avec EDF EN

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Le moratoire instauré par le gouvernement en décembre dernier aurait lésé l'activité de la filière photovoltaïque dans son ensemble à l'exception d'EDF Energies Nouvelles. Ce sont en tous les cas, les soupçons qui pèsent sur la filiale d'EDF, qui auraient bénéficié d'un traitement de faveur de la part des pouvoirs publics.

Alerté par ces rumeurs persistantes, Henri Proglio qui préside aux destinées d'EDF et indirectement à celles d''EDF EN, aurait commandé un audit sur cette question sensible, pour savoir si quelques gros projets solaires de sa filiale ont bel et bien bénéficié de la diligence remarquable de l'Etat, par ailleurs actionnaire de référence d'EDF.


Crédit photo : ©Logo EDF
Source : ©Enviro2b
Article paru le : 17 mars 2011
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Les valeurs vertes s'envolent en Europe face au drame nucléaire

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Les titres des valeurs vertes européennes ont profité à plein des craintes sur l'énergie nucléaire, alors que la situation au Japon s'est considérablement aggravée mardi.

"Ce qui monte depuis deux jours, ce sont les énergies renouvelables pures: le solaire et l'éolien. Les investisseurs se disent que les Etats pourraient réduire leur production d'énergie à partir du nucléaire", résume Olivier Ken, analyste environnement chez Financière de Champlain.

En Allemagne, où a été décidée la fermeture immédiate et pour trois mois de tous les réacteurs mis en service avant la fin 1980, les valeurs du solaire et de l'éolien ont flambé, le marché spéculant sur de nouveaux coups de pouce à ces secteurs.

Conergy (solaire) a bondi de 84,63% à 0,83 euro, Q-Cells (solaire) de 35,67% à 3,58 euros et Nordex (éolien) a avancé de 3,47% à 8,50 euros.

Autre facteur, selon l'analyste: les fonds spéculatifs sont en train de réaliser "un énorme rachat de positions" sur ces valeurs qu'elles vendaient massivement. "Cela induit un volume anormal et des progressions inhabituelles en particulier sur les valeurs européennes", développe-t-il, citant en exemple l'évolution du groupe Solarword (solaire) qui s'est envolé de 23,25% à 10,64 euros après avoir déjà progressé de 20% la veille.

En France, le producteur d'électricité d'origine éolienne Theolia a bondi de 14,17% à 1,37 euro et EDF EN a grimpé de 4,39% à 34,91 euros, après avoir déjà gagné 5% la veille.

Le titre du danois Vestas a progressé de 9,85% à 9,50 euros.

En revanche, le titre du fabricant d'équipements d'énergie solaire Renewable Energy Corporation (REC) a reculé de 1,88% à 2,45 euros après s'être adjugé plus de 10% la veille et le fabricant d'éoliennes espagnol Gamesa a cédé 0,56% à 6,80 euros après avoir pris plus de 3% en début de séance.

"Cet événement est un catalyseur pour le secteur de même que la hausse du prix du pétrole. Mais il faut être lucide, je ne pense pas que les Etats renoncent à l'énergie nucléaire même s'ils peuvent revoir leurs positions. En France, 75% de l'électricité vient du nucléaire", souligne l'analyste.

La crise nucléaire s'est aggravée mardi au Japon après une nouvelle explosion et un incendie à la centrale de Fukushima 1, où les accidents se succèdent depuis un violent séisme vendredi.

Le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger a qualifié mardi l'accident nucléaire au Japon d'"apocalypse", estimant que les autorités locales avaient pratiquement perdu le contrôle de la situation dans la centrale de Fukushima.


Crédit photo : ©ComptoirEolien.com
Source : ©AFP
Article paru le : 16 mars 2011
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Du solaire sur les toits du dépôt du tramway

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Les panneaux solaires seront en service début juin. Ils alimenteront le réseau de distribution brestois.
170 000 kWh par an


« Il y aura 960 panneaux solaires en tout », explique Julien Madec, ingénieur d'affaires chez EDF ENR. Sur la toiture du futur dépôt du tramway, en face de Thalès, les derniers panneaux seront fixés dans les jours qui viennent. Ce dispositif photovoltaïque convertira l'énergie solaire en électricité. Il produira, à partir de juin prochain, 170 000 kWh par an, « l'équivalent de la consommation de 70 foyers d'environ 4 personnes ».

Distribuée sur le réseau

L'énergie solaire sera convertie en courant alternatif au sein des locaux du dépôt du tramway. Mais celui-ci ne sera pas directement alimenté par le dispositif. « L'électricité produite sera dirigée vers le réseau de distribution, dans le secteur. Il y a donc quand même de fortes chances pour que le tramway bénéficie aussi des électro-photons produits », souligne Julien Madec.

Dispositif innovant

Les panneaux solaires sont répartis en 16 rangées de 60. Ces rangées, appelées « sheds », donnent à la toiture sa forme en dents de scie. L'inclinaison des « sheds » permet d'assurer un nettoyage naturel des panneaux par les averses de pluie. Ces derniers ont été fixés sur une membrane imperméable. « Cela assure l'étanchéité de la toiture », assure l'ingénieur.

Énergie lumineuse

Pour faire fonctionner les panneaux, nul besoin de grandes éclaircies. L'installation a été pensée en fonction de l'ensoleillement brestois. « Il suffit qu'il y ait de la lumière pour produire de l'électricité », explique Julien Madec.

C'est l'entreprise Sotraval qui exploitera les panneaux pendant vingt ans. L'installation coûtera environ 500 000 €. Son délai de rentabilisation économique est estimé à moins de quinze ans.


Crédit photo : ©Ouest-france.fr
Auteur : Madaule Jerome
Article paru le : 13 mars 2011
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En Savoie, les professionnels du solaire réagissent

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Créé par l'association Ecologie sans frontière, « Touche pas à mon panneau solaire » est né sur le réseau Facebook.

Réunissant environ 4000 membres, entrepreneurs et clients, tous défenseurs de la filière touchée par le moratoire, ce collectif annonce que 24 000 emplois directs ont été créés par la filière photovoltaïque depuis cinq ans. Emplois désormais menacés. Mi janvier, le premier fabricant français de panneaux solaires photovoltaïques et des membres de « Touche pas à mon panneau solaire » manifestaient à Paris, devant le ministère de l'Industrie. Chez Photowatt International (société fondée en 1979) situé à Bourgoin-Jallieu 331 emplois sont menacés. Guy Perrier, 43 ans, artisan installé à Chambéry depuis cinq ans, partage ces inquiétudes. Pour sa petite entreprise Azimut Solaire, le photovoltaïque représentait en 2009, 50% se son activité. « Aujourd'hui c'est zéro, le marché du photovoltaïque est mort ». Guy Perrier a donc réorienté son activité sur son coeur de métier, la plomberie et développe la récupération d'eau de pluie, l'installation d'énergies renouvelables telles que le bois, le solaire thermique. « En espérant que ça nous sauve » termine-t-il désabusé de voir que « l'Etat change la donne toutes les cinq minutes, EDF baisse le tarif de rachat. Le moratoire a tout planté ». Tous ceux qui ont consommé leur crédit d'impôt sur le photovoltaïque auront du mal à songer à investir dans d'autres travaux (solaire thermique, bois...). « Les entreprises commerciales avec grande force de frappe mais aucune compétence technique qui se sont engouffrées dans le photovoltaïque pour faire de l'argent, ont aussi fait beaucoup de tord aux artisans et à l'image de la filière. Il va falloir du temps pour que les gens reprennent confiance dans les énergies renouvelables ». Le collectif « Touche pas à mon panneau solaire » de nie pas d'ailleurs, qu'une régulation était nécessaire dans la filière.

A propos du moratoire

Les particuliers globalement n'installent pas plus de 20 m2 de panneaux photovoltaïques, afin de rester dans un équilibre financier rentable. Ils ne dépassent donc pas les 3 kilowatt crête (le watt crête étant l'unité de mesure de puissance maximale d'un dispositif). Le moratoire ne les concerne donc pas.


Crédit photo : ©ComptoirEolien.com
Auteur : Nathalie Baldji
Article paru le : 12 mars 2011
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La plus grande centrale solaire en PACA

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La Chambre de Commerce et d'Industrie Nice Côte d'Azur, propriétaire des bâtiments, a sélectionné VALSOLAR pour installer une unité de production photovoltaïque et devenir ainsi le premier producteur d'énergie verte du département des Alpes-Maritimes.

La plus grande centrale solaire photovoltaïque des Alpes-Maritimes en chiffres, ça représente quoi ?
9000m² de toiture équipée de cellules photovoltaïques ;
20 000m² répartis sur 4 bâtiments ;
Une puissance de 570kWc (kilowatt crête) installée ;
Une production électrique annuelle de 630 000kWh (kilowatt heure) (l'équivalent de la consommation annuelle de 260 foyers).

Avec une production d'électricité en PACA limitée (moins de la moitié des besoins régionaux) et une répartition disparate, le réseau électrique régional est fragile.
L'implantation de ce type de centres de production énergétique permettra, dans un avenir proche, de réduire les risques de coupure et de diminuer les pertes liées au transport de l'électricité.

La CCI met à disposition la surface de toitures de ses bâtiments, VALSOLAR prend en charge la totalité de l'investissement du projet. La CCI dispose d'une nouvelle étanchéité sur son parc de bâtiments et d'un entretien pendant 20ans de ses toitures.
Un modèle économique idéal pour les collectivités qui possèdent des bâtiments. Elles évitent ainsi les coûts d'entretien de leurs toitures en les mettant à disposition d'un opérateur comme VALSOLAR et participent activement au développement durable et à la création d'emplois locaux.

Un vaste programme qui fait des émules…
Ce programme « solaire » dans la commune de Nice St-Isidore est l'un des programmes déployés par VALSOLAR sur les Alpes-Maritimes. D'autres programmes d'envergures sont en cours sur les communes d'Antibes (3000m²), Villeneuve Loubet (7 000m²), Vallauris (12 000m²), Cannes (8000m²), Mougins (5000m²), Carros (2000m²) et Saint André de la Roche (2000m²).
Au total en 2011, les projets de rénovation/installation de centre de production solaire, dans le 06, de VALSOLAR représentent près de 45 000 m² de surface de bâtiments à équiper de panneaux photovoltaïques. Cela représente une puissance totale de 4,2 MWc (mégawatt crête) et positionne l'entreprise comme un acteur majeur du marché solaire de la région PACA.

Pour info : 1 MW = 1000kWsoit la consommation électrique d'environ 450 foyers

La CCI Nice Côte d'Azur, aux côtés des entreprises, met en oeuvre un plan d'actions dans le domaine de l'énergie, dans le cadre de sa politique Développement Durable.
Elle soutient l'émergence d'un pôle d'excellence Smart Grids ou réseaux électriques intelligents visant à rendre le réseau électrique plus flexible et réactif et permettant de limiter au maximum les black outs. Elle participe au Plan de Sécurisation de l'Alimentation Electrique du département piloté par le Conseil Général avec notamment la distribution gratuite de plus de 5000 spots halogènes basse consommation aux commerces-hôtels et restaurants en partenariat avec EDF et Capénergies, permettant ainsi d'économiser l'énergie consommée par environ 200 foyers.  Elle met en oeuvre un Plan d'Actions « Energie » autour des Energies Renouvelables et de l'Efficacité Energétique auprès des entreprises du département.

VALSOLAR est une société azuréenne (Alpes-Maritimes, 06) filiale de VALINDUS, solide groupe industriel (170 millions de chiffre d'affaire consolidé, groupe 100 % familial,). VALSOLAR s'appuie sur les 40 ans d'expérience du bâtiment et la solidité financière de VALINDUS pour porter des projets solaires d'envergure. VALSOLAR, propose aux propriétaires de locaux et aux collectivités, des projets solaires qui allient production d'électricité « verte » et rénovation globale de bâtiment. Ces projets sont 100% financés par VALSOLAR, le propriétaire n'a aucun investissement à prévoir. A ce jour, c'est plus de 70 000m² de toiture qui ont été rénovés par VALSOLAR sur la région PACA.



Crédit photo : ©Energie2007
Auteur : Energie2007
Article paru le : 11 mars 2011
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L'usine First Solar ne tient plus qu'à un fil

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On savait le projet compromis, mais la refonte récente des règles sur le solaire pourrait bien porter l'estocade. A compter d'aujourd'hui, le prix de vente de l'électricité issue du photovoltaïque fléchit de 20 %.

Pour compléter le tableau, seules les installations de moins de 100 kW demeurent éligibles au principe de rachat d'électricité par EDF, les plus grands projets devant être développés dans le cadre d'appels d'offres.

Une perspective qui assombrit sérieusement les chances pour la petite ville de Blanquefort (Gironde) d'accueillir une usine de panneaux solaires à couche mince. En début de semaine, le maire de la ville, Vincent Feltesse, a exprimé son profond désarroi dans un communiqué, évoquant « le quasi arrêt de mort de l'usine ».

Repoussé sine die après le moratoire gouvernemental de décembre dernier sur les projets solaires, le projet porté par l'américain First Solar et la filiale d'EDF Energies Nouvelles était jusqu'ici vanté pour son envergure : un budget de 95 millions d'euros assorti de la création de 420 emplois


Crédit photo : ©usinenouvelle.com
Auteur : Marie Herbet
Article paru le : 10 mars 2011
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Photovoltaïque : un recadrage mais un avenir qui reste encore flou


Le recadrage imposé par le gouvernement à une filière photovoltaïque en "surchauffe" ne passe pas parmi les industriels, certains acteurs doutant de la cohérence d'un schéma qui, au-delà d'une baisse des tarifs, reste flou sur l'avenir d'un secteur employant 25.000 personnes.

"Le gouvernement avait promis un nouveau cadre juridique pour le solaire photovoltaïque (...), les deux arrêtés publiés au Journal officiel ne représentent qu'une énième modification de l'ancien cadre juridique", estime Arnaud Gossement, avocat écologiste défendant des entreprises du secteur.

"Le gouvernement a simplement baissé les tarifs de rachat pour les installations de moins de 100 kW et, d'une certaine manière, prolongé le moratoire pour les installations de plus de 100 kW", écrit-il sur son blog.

Au terme de trois mois de moratoire et d'une concertation, les industriels, dont certains ont manifesté mardi à Paris, ont l'impression d'être abandonnés par le gouvernement dans la foulée du Grenelle.

"On nous a bernés avec une concertation bidon qui n'a servi à rien!", estime Ariane Vennin, porte-parole du collectif "Touche pas à mon panneau solaire", pour qui la filière, qui représente 25.000 emplois, est aujourd'hui "dépitée, dégoûtée et un peu résignée".

Porté par le Grenelle et des tarifs de rachat attractifs, le photovoltaïque a vécu une croissance rapide ces dernières années, au point d'apparaître en "surchauffe" fin 2010, le gouvernement voyant les objectifs en volumes (5,4 GW d'ici 2020) bientôt atteints mais pas les ambitions industrielles.

Après avoir baissé à plusieurs reprises les tarifs de rachat, le gouvernement avait finalement tout arrêté en décembre afin de définir un nouveau cadre juridique permettant l'émergence d'une filière de production de panneaux photovoltaïques et pas seulement d'installateurs posant des panneaux à bas coûts importés.

"Si on restait avec le dispositif existant, on n'aurait pas mis en place de véritable filière", assure-t-on de source ministérielle, soulignant que des ajustements ont également eu lieu en Italie et en Grande-Bretagne.

Le nouveau cadre, publié après trois mois de moratoire, limite désormais la politique de rachat aux plus petites installations (moins de 100 kW, le marché des particuliers), à un tarif inférieur de 20% au précédent.

Pour les projets plus importants (centrales au sol, grandes toitures) le gouvernement prévoit des appels d'offres, attendus d'ici l'été, procédure dont les PME ne voulaient pas.

Mais ce schéma, selon des industriels un brin déboussolés, est loin de donner toutes les garanties au développement d'une filière française solaire, à l'heure où le cours des énergies fossiles retrouve des sommets.

"D'après l'agence internationale de l'énergie, l'énergie solaire représentera en 2050 un quart de l'électricité consommée dans le monde. La question n'est donc pas de savoir si l'énergie solaire va se développer, mais si notre pays sera acteur de ce développement", ajoutait-il.

"Le choix qui a été fait, c'est le nucléaire plutôt que le photovoltaïque", regrette pour sa part Marco Caputo, président de Sunvie, PME francilienne spécialisée dans les grandes installations.

Ce dernier s'attend à des répercussions sur son activité dès 2011, constatant que les "premiers à avoir été refroidis, ce sont les banquiers".

"Les taux de retour sur investissements restent attractifs, ils sont en ligne avec les voisins européens de la France", nuance toutefois Olivier Ken, analyste pour la Financière de Champlain, fonds d'investissement spécialisé dans l'environnement.


Source : AFP / ComptoirEolien.com
Article paru le : 8 mars 2011
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Baisse des tarifs : les professionnels du photovoltaïque vont manifester ce mardi

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Les professionnels du secteur vont manifester ce mardi pour protester contre le nouveau décret fixant le nouveau cadre de régulation du photovoltaïque et abaissant leurs tarifs.

Le dépit des professionnels est grand. Suffisament grand pour qu'ils le manifestent sous les fenêtres du président ce mardi comme ils y sont invités par le collectif "Touche pas à mon panneaux solaire". Le gouvernement a en effet fait paraître au Journal officiel, en catimini samedi dernier, le décret fixant le nouveau cadre de régulation du photovoltaïque. Ce texte prévoit qu'à partir du 10 mars les tarifs de rachat de l'électricité produite par des panneaux photovoltaïques appartenant à des installations de moins de 100 kWc (le kilowatt-crête est l'unité de mesure représentant la puissance maximale pouvant être fournie par un panneau solaire) seront abaissés de 20% par rapport  aux tarifs en vigueur jusqu'à présent.

Par ailleurs, ces tarifs pourront être revus à la baisse trimestriellement. Ces nouvelles dispositions concernent toutes les installations réalisées chez les particuliers à compter du 10 mars. Les tarifs prévus par les contrats antérieurs au 10 mars restent inchangés et donc très avantageux.

Le décret impose également de nouvelles règles pour les grandes centrales solaires au sol ou encore celles qui sont installées sur les toits des bâtiments industriels ou commerciaux (grande surfaces, centres commerciaux...). Désormais c'est le système des appels d'offre qui régira ces projets. Concrètement, chaque prétendant devra proposer dans son projet un tarif de rachat susceptible d'être à la fois rentable et concurentiel. Cette formule est rejetée à la quasi unanimité par les professionnels du secteur car ils considèrent "qu'elle favorise les grands au détriments des PME-PMI".

"Le gouvernement a décidé, non pas simplement d'une baisse, mais bien aussi d'une suppression des tarifs d'achat. En effet, l'arrêté tarifaire, procède à une baisse des tarifs pour les installations de moins de 100kW et à leur suppression pour les plus de 100kW", commente Me Arnaud Gossement, avocat spécialiste en droit environnemental. 

Le décret précise par ailleurs, que "les exigences seront accrues sur la qualité environnementale et industrielle des projets avec notamment l'intégration d'obligations de recyclage en fin de vie et de démantèlement à compter de l'été 2011 et de l'obligation de fourniture d'une analyse de cycle de vie à compter du 1er janvier 2012".

Ce nouveau cadre de régulation a suscité l'hostilité de plusieurs syndicats et organisations qui disent craindre la perte de 25.000 emplois. "Si l'apnée de la filière solaire se poursuit, la puissance installée décroîtra immanquablement au moment précis de l'Histoire où la France devrait mettre toutes ses forces dans le développement des énergies renouvelables", déplore Me Gossement. Ce texte confirme "le coup d'arrêt porté à la filière française avec plusieurs dizaines de milliers d'emplois qui sont aujourd'hui menacés dans nos régions", renchérit l'association des régions de France (ARF).

Selon les objectifs fixés par le Grenelle de l'environnement fin 2007, la filière photovoltaïque doit fournir une puissance de 5.400 mégawatts (MW) à l'horizon 2020. Fin 2010, la puissance cumulée installée en France atteignait 800 MW.


Crédit photo : ©Reuters
Source : AFP / ComptoirEolien.com
Article paru le : 7 mars 2011
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ET.Solar Group livre une centrale solaire en Allemagne

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ET Solar, le fabricant et fournisseur chinois de produits photovoltaïques a annoncé samedi la réalisation et la connexion au réseau d'une centrale électrique PV terrestre de 2,9 MW pour Wattner AG, pour laquelle ET Solar a été le maître d'oeuvre EPC (centre de distribution électrique) et le fournisseur de modules.

Située à Frankenberg, cette centrale couvre une superficie totale de 6,5 hectares. Les travaux de construction ont commencé en septembre 2010, et la connexion au réseau a été réalisée en décembre. Cette centrale est destinée à générer approximativement 2,6 millions de kWh d'électricité par an et à réduire de près de 45 000 tonnes les émissions de carbone sur une durée de vie de 30 ans.

Ce projet est la troisième centrale électrosolaire conçue, équipée et construite par ET Solar pour Wattner en Allemagne. Ces trois projets qui totalisent plus de 6,2 MW sont situés sur trois sites différents.

"Nous sommes très satisfaits des capacités de réalisation de ce projet d'ET Solar au vu de la réalisation dans les délais du projet Frankenberg, malgré des conditions météorologiques extrêmement rigoureuses. De plus, les ratios de performance supérieurs à ce qui avait été anticipé du projet Paehl de 1,9 MW sur une période d'exploitation d'un an a prouvé clairement les fortes capacités de conception de centrale et la qualité des modules d'ET Solar, et a ajouté pour nous une bonne valeur d'investissement" a indiqué M. Guido Ingwer, associé directeur général chez Wattner.


Crédit photo : ©ComptoirEolien.com
Source : Rédac.ComptoirEolien.com
Article paru le : 1 mars 2011
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Un nouvel eldorado pour les parkings ?

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Après Neoen et ses ombrières, c'est au tour de Coruscant, un producteur d'énergie renouvelable français de s'impliquer dans la réalisation et l'exploitation de 4 centrales solaires en couverture de parkings, en partenariat avec la Caisse des Dépôts.
SP1 Coruscant, filiale commune, détenue à 51% par Coruscant et à 49% par la Caisse des Dépôts, a été créée fin décembre 2010 pour développer, construire et exploiter en Région Provence-Alpes-Côte d'Azur quatre centrales photovoltaïques en ombrière de parking.

Ces centrales, qui représentent une puissance globale de 1,8 MWc, sont situées à Avignon, Carros, Vauvert et Noves.

Selon les 2 entités, "ce partenariat témoigne d'une volonté commune d'optimiser les zones urbaines en faisant des parkings, lieux dédiés au stationnement, des sites de production d'électricité solaire." Ainsi, les installations offrent un service complémentaire aux utilisateurs de parking de mise à l'ombre et de protection contre les intempéries."

Les solutions développées par Coruscant participent d'une démarche « d'éco conception » de l'aménagement urbain sans nuisance ni consommation de foncier supplémentaire.

Pour finir, sachez que les centrales ont été construites avec des fournisseurs français, des installateurs locaux et les panneaux photovoltaïques sont de marques européennes.


Crédit photo : ©ComptoirEolien.com
Source : ©Enerzine.com
Article paru le : 25 février 2011
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