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Total travaillera sur les solutions du photovoltaique



   

Actualité de l'énergie solaire avril 2010 - le groupe Total travaillera sur les solutions du photovoltaïque


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Les Landes changent le pin en soleil

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A hauteur de Gabarret, quitter la D933, l'ancienne nationale qui reliait Périgueux à l'Espagne, piquer à gauche et plonger dans les pins. À quelques encablures, on tombe sur un premier champ de « trackers » : des panneaux tournesols, montés sur vérins pour suivre la course du soleil. Et puis après, le long de la piste poussiéreuse il y a, au milieu du massif forestier, comme un ciel posé sur un autre. Une véritable mer de panneaux solaires est sortie du sol sablonneux, étalant des vagues obliques et rectilignes de trois bons mètres de haut sur quelque 200 mètres. On est au cœur de la ferme solaire du Gabardan, la plus grande centrale photovoltaïque d'Europe.

Jean Barrère, béret posé sur la tête, tout juste descendu de ses échasses de landais pur sucre, détaille : « Ici, les communes forestières calculent en hectares ou en coupes. Une coupe de 3 ha, c'est une salle des fêtes. 4 ha l'année suivante, c'est les travaux pour l'école, etc. » Aussi, quand la première tempête, celle de 1999, a ravagé le massif, des communes ont vu leurs projets, en cours et à venir, s'écrouler en même temps que les arbres. Alors, elles se sont mises à réfléchir à un moyen de se mettre à l'abri du vent.

La communauté de communes du Gabardan (CCG), dont Jean Barrère est vice-président, elle, s'est tournée vers le soleil, énergie moins capricieuse et synonyme de budget stabilisé. Lancé en 2007 avec EDF Énergies nouvelles, le projet de ferme solaire du Gabardan devrait entrer en production dans les semaines qui viennent. Fin 2010, les deux dernières tranches, sur 7 au total, pourraient être achevées et l'ensemble délivrer 76 mégawatts, soit l'équivalent de la consommation d'une ville de 40 000 habitants.

Pour installer le million de panneaux solaires sur les terres de la commune de Losse, propriétaire des terrains, 317 hectares ont été déboisés, presqu'intégralement compensés à ce jour par le boisement de parcelles non cultivées sur le territoire de la communauté de communes. Un chantier énorme d'environ 230 millions d'euros et qui va rapporter un loyer de 2 500 € de l'hectare à la CCG, soit une manne annuelle de 792 500 € par an pendant les 22 ans que dure le bail.

Cet « or en rayons » fait des envieux : déjà on parle d'extensions. Partout dans les Landes des communes préparent leurs projets, à coup de centaines d'hectares. Pour obtenir, elles aussi, leur part du gâteau solaire.

Un projet touristique

Pour les élus du Gabardan, pas question de se reposer pendant 20 ans sur les subsides des loyers réglés par EDF-EN. « On veut profiter de la centrale photovoltaïque pour créer un parc touristique des énergies renouvelables », explique le président de l'office de tourisme, Jacques Champeaud. En projet, une tour panoramique dominant la forêt à proximité d'une maison des énergies renouvelables : « On veut sensibiliser à la maîtrise de la consommation d'énergie. Ce sera un outil pédagogique et d'information. »

« La seule énergie qui ne pose pas de problème sur le plan environnemental, c'est celle qu'on ne dépense pas. »

Philippe Barbedienne, directeur de la Fédération Sepanso Aquitaine

Le chiffre : 4 637

637 hectares > En projet. C'est la superficie totale provisoire des 93 dossiers de fermes solaires actuellement en cours d'instruction à la préfecture des Landes. 4 ont été approuvés : Gabardan (317 ha), Villeneuve de Marsan (20 ha), Pisos (20 ha), et un projet privé d'une vingtaine d'hectares à Laluque.

Quel regard les sylviculteurs ont-ils sur les fermes solaires au sol ?

Un regard pragmatique. Un propriétaire a tout intérêt à développer le photovoltaïque. Un hectare de pins rapporte environ 100 € par an. Un hectare déboisé et loué à un promoteur pour exploiter une ferme solaire rapporte entre 2 500 € et 3 000 € par an. Il n'y a pas photo.

C'est éloigné voire opposé à votre métier non ?

Oui, d'autant que nous, la loi nous oblige à reboiser. Les collectivités, elles, ont plus de facilités à obtenir des dérogations pour défricher et faire de l'argent que des privés. Si on considère, pour des questions de développement durable qu'il faut encourager le photovoltaïque alors l'État doit aller jusqu'au bout de la logique et nous accorder les mêmes droits.

Quel discours tient votre syndicat à un sylviculteur qui a un projet solaire ?

On ne l'en empêche pas. Et puis expliquer à un propriétaire qui vient de voir ses pins couchés par la tempête, qu'il vaut mieux qu'il attende 35 ans pour en couper de nouveaux et toucher son capital, plutôt que de miser sur un loyer assuré de 2 500 € l'hectare, je ne sais pas faire.

Crédit photo : AFP
Souce : La dépêche du midi
parue le 27 avril 2010

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Le groupe Total travaillera sur les solutions du photovoltaïque

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Total a annoncé en début de semaine son adhésion au Groupement d'Intérêt Économique (GIE) Enjeu Énergie Positive, qui regroupe des entreprises concernées par les problématiques du bâtiment de demain.

Créé en octobre 2008, le GIE « Enjeu Énergie Positive » a pour objectif de diminuer la consommation énergétique des futurs immeubles de bureaux dans leur phase d'exploitation, de contribuer à l'augmentation de leurs capacités de production d'énergies renouvelables et d'optimiser le bilan carbone du cycle de vie d'un immeuble.

Total pilotera le groupe de travail dédié à l'intégration de l'énergie solaire photovoltaïque aux immeubles de bureaux, permettant la réalisation de bâtiments à énergie positive. En effet, le photovoltaïque est une des solutions techniques pour que les bâtiments produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment.


« En adhérant au GIE Enjeu Énergie Positive, nous souhaitons apporter notre savoir-faire dans le domaine du photovoltaïque et partager notre expertise avec les autres entreprises du groupement et les spécialistes concernés. Notre objectif est de contribuer activement aux projets permettant de mieux gérer la demande croissante en énergie tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre », a déclaré Philippe Boisseau, directeur général Gaz et Énergies Nouvelles de Total.


Depuis 1983, Total est présent dans le secteur de l'énergie solaire via ses coentreprises Photovoltech et Tenesol. La première, détenue à parité avec GDF SUEZ, produit des cellules photovoltaïques à partir d'une technologie de silicium cristallin ; la seconde, dont EDF détient 50 %, est spécialisée dans la conception, la fabrication, la commercialisation et l'exploitation de systèmes photovoltaïques.

Total est aussi devenu, en décembre 2008, le premier actionnaire de la start-up américaine Konarka, qui développe des produits à partir de technologies solaires organiques. Total détient à ce jour près de 25 % du capital de Konarka.

Total consacre également avec des partenariats d'importants efforts en matière de R & D avec les grands laboratoires mondiaux, en France (avec le LPICM de l'École Polytechnique, le LAAS à Toulouse…) et à l'étranger (USA, Suisse, Belgique, Allemagne). Source : Total.

Crédit photo : Creative 
Souce : Total
parue le 16 avril 2010
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Un catamaran solaire

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Après l'avion solaire, c'est au tour du catamaran de changer sa source d'énergie et de se mettre au green. Un navire allemand, plus grand bateau solaire du monde s'élancera l'an prochain pour un tour du monde. En attendant son départ, venez découvrir de quoi il a l'air.

Turanor PlanetSolar, c'est son petit nom, vient de naître. Un gros bébé de 85 tonnes tout de même, composé de matériaux hi-tech : fibres de carbone, résine, cœur de mousse… et qui fonctionne uniquement à l'énergie solaire. PlanetSolar n'est pas le premier navire à faire confiance à ce type d'énergie, beaucoup de bateaux ont des panneaux solaires mais qui fournissent de l'énergie pour des tâches auxiliaires comme l'éclairage. A bord de PlanetSolar, du moteur à l'allume-cigare, tout fonctionne grâce au soleil.

Broyage de chiffres

  • Dimensions : 30 m de long, 15 m de large, 6 m de haut, pour une surface de 536 m².
  • Panneaux solaires : 825 panneaux, pour un total de 38 000 cellules solaires photovoltaïques.
  • Motorisation : deux moteurs électriques de 20 et 40 kW dans chacune des deux coques pour une puissance totale de 163 CH.
  • Vitesse : 8 nœuds soit 15 km/h, c'est trois fois moins qu'un cargo traditionnel.
  • Stockage de l'énergie : 12 batteries Li-ion de 2 kg, comprenant 648 cellules. Ces accumulateurs hors-normes sont parfaits pour faire avancer le bateau les jours de pluie ou la nuit. Cette nouvelle génération de batteries les rend très intéressantes pour de nombreuses applications. On est loin des batteries de nos ordinateurs avec 9 cellules !
  • Temps de construction : 14 mois
  • Coût : 12.5 millions d'euros
  • Consommation : PlanetSolar consomme autant qu'un scooter !

CO2, le nerf de la guerre

C'est l'heure de donner notre petit chiffre concernant les émissions de gaz à effet de serre : 1.12 milliard de tonnes de CO2. C'est, selon l'ONU, la quantité de gaz libérée chaque année par le seul secteur des transports maritimes, part qui a représenté près de 4.5 % des émissions totales (soit un peu plus que le transport aérien). Dans ces conditions, beaucoup d'espoirs reposent sur PlanetSolar. Si sa technologie pouvait se propager à terme à tout le secteur maritime, les réductions de gaz à effet de serre seraient notables.

Larguez les amarres !

Le bateau solaire lèvera l'ancre dans un an pour un tour du monde, en partant de la méditerranée. Ils colleront au plus près de l'équateur, pour bénéficier d'un maximum d'ensoleillement. A son bord, deux skippers : Raphael Domjan, fondateur du projet, et Gérard d'Aboville, le célèbre navigateur français ayant traversé à la rame Atlantique et Pacifique. PlanetSolar s'annonce déjà comme le bateau solaire de tous les records, puisqu'il traversera un maximum de mers afin d'être le premier à avoir réalisé ces exploits.

Crédit photo : PlanetSolar.org
parue le 9 avril 2010
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Un avion écologique

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Un avion sans moteur, tout le monde connaît : ça s'appelle un planeur. Mais un avion solaire capable de boucler un tour du monde, de voler de nuit et à 12 000 mètres d'altitude, c'est du jamais vu.

Les trajets en avion représentent 3% de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre. Et la pollution dans les hautes strates de l'atmosphère est encore plus importante. D'où l'idée de voyager grâce aux énergies renouvelables.
Avec ses cellules solaires positionnées sur les ailes de 80 mètres d'envergure, le SolarImpulse emmagasine un maximum d'énergie pendant la journée.
Depuis 3 ans, une équipe de 25 spécialistes encadrés par une quarantaine de conseillers scientifiques, travaillent à la réalisation du projet "SolarImpulse". Un avion propulsé uniquement par l'énergie du soleil, qui se veut à la fois un défi scientifique, un pari sportif et un symbole écologique.

Economiser l'énergie

Le SolarImpulse n'est pas le premier projet de ce type. Plusieurs vols ont déjà eu lieu, mais Bertrand Piccard ambitionne lui rien moins que de boucler un tour du monde. Pas si simple. Car l'énergie solaire doit non seulement servir à propulser l'avion, mais aussi à recharger les batteries pour assurer le vol de nuit. Pendant la journée, l'énergie est accumulée dans des batteries au lithium disposées dans les ailes. Elles doivent impérativement être pleines chaque soir pour tenir jusqu'au lever de soleil suivant. Et on peut compter au mieux sur huit heures environ de lumière "utile" par jour : quand le soleil est trop bas sur l'horizon, ses rayons ne sont plus efficients. Autant dire que la chasse aux économies et au poids superflu est ouverte.

D'ailleurs, le SolarImpulse ne peut pour l'instant accueillir qu'un seul passager : le pilote. Malgré le cockpit équipé de la pressurisation, d'un diffuseur d'oxygène, de l'élimination du CO2 et de l'humidité, la traversée ne sera pas d'un grand confort.

Grand mais vulnérable

Le SolarImpulse n'a rien d'un jouet : il mesure 80 mètres, plus que l'Airbus A 380 ! Ceci bien sûr pour offrir une surface maximale aux cellules solaires, mais aussi pour réduire la traînée induite. Mais alors que l'Airbus pèse 560 tonnes, l'avion solaire est un poids plume : 2 tonnes à peine. Il est en effet en fibre de carbone, une matière ultra-légère et très résistante.

Avec un poids aussi faible, le SolarImpulse sera très sensible aux turbulences, et donc particulièrement délicat à manœuvrer. Il n'a pas intérêt à être pris dans une grosse tempête ! L'avion a quand même été conçu pour résister à des conditions climatiques et à des contraintes mécaniques extrêmes. Dans les airs, la température peut varier de +80°C à -60°C ! Pour cela, une "peau" composée de cellules solaires ultra-minces est intégrée dans les ailes. Les cellules sont encapsulées (c'est à dire protégées par un film plastique) et flexibles pour suivre les déformations et les vibrations de l'aile.

Le tour du monde en 2011

Un prototype de 60 mètres d'envergure devrait sortir l'an prochain, avec un vol d'essai prévu pour 2008. Pour le tour du monde, il faudra attendre 2011. Une escale est prévue sur chaque continent (soit des étapes de 3 ou 4 jours), non pas que l'avion ait besoin de se poser, mais parce que c'est la durée maximale que peut supporter un pilote dans son minuscule cockpit.

On l'aura compris : le vol charter pour la Tunisie à bord de l'avion solaire n'est pas pour demain. Il faudra encore longtemps se contenter d'un gros Boeing polluant marchant au kérosène. Et si on passait finalement ses vacances en Bretagne ?

Crédit photo : SolarImpulse
parue le 10 avril 2010
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