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Les experts du solaire



   

Actualité de l'énergie solaire mai 2010 - Les experts révisent à la hausse les perspectives de l'industrie solaire


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Le boom du solaire

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Les experts révisent à la hausse les perspectives de l'industrie solaire. C'est spectaculaire

Un jour, dans moins d'un siècle peut-être, l'énergie solaire sous ses diverses formes dominera le monde. Ce jour semble pourtant bien lointain. Or, à y regarder de plus près, la lente transformation qui libérera l'humanité des énergies fossiles se déroule sous nos yeux, à un rythme si rapide qu'elle surprend les experts les plus prudents. Ainsi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE), peu connue pour céder aux prévisions optimistes, estime que l'énergie solaire représentera, d'ici à 2050, 20 à 25% de la production mondiale d'électricité, soit une proportion bien supérieure à ses évaluations antérieures, établies il y a quelques années seulement et revues une fois de plus à la hausse.

Selon les experts de l'AIE, nous entrons dans une décennie décisive. Peu à peu, l'énergie solaire gagne en efficacité (abaissement continuel des coûts) et trouve de nouvelles sources, comme la production d'énergie à partir de grandes centrales thermiques solaires installées aux portes des déserts. L'Europe, en particulier l'Allemagne, n'est plus un acteur isolé mais est rejointe par les Etats-Unis, le Japon, la Chine, l'Inde et l'Australie, l'Italie tout récemment, dans un mouvement d'industrialisation qui s'amplifie chaque jour davantage. L'effondrement du marché espagnol en 2009, qui avait pris courageusement le relais de l'Allemagne, ne restera au final qu'un épiphénomène dans l'histoire du solaire. C'est la première bonne nouvelle: la récession économique ne devrait pas stopper la longue marche du solaire. Actuellement, l'électricité photovoltaïque représente à peine 0,1% de la production d'électricité mondiale (1% en Allemagne, 2% en 2011).

Ce n'est encore qu'une goutte d'eau dans un océan, mais la goutte grossit comme le ruisseau qui dévale les falaises: la production double chaque année alors que les prix ne cessent de baisser. Selon les experts de l'AIE, le prix du kWh solaire sera à parité avec les prix du réseau vers 2020, soit entre 18 et 20 ct. pour les consommateurs suisses. Si l'électricité solaire restera trois à quatre fois plus chère que le courant produit à partir du gaz, cela signifie que la production locale devient attractive pour les producteurs-consommateurs. Dans les régions les plus ensoleillées, la parité sera atteinte avant, probablement en 2013-2015. Enfin, l'année 2010 devrait être celle de tous les records. Selon plusieurs estimations, la production mondiale de cellules photovoltaïques atteindra, en 2010, 23?700 MWc, contre 15?861 MWc en 2009, soit une augmentation de plus de 30% environ. Concrètement, en termes de production, l'industrie solaire fournira en 2010 l'équivalent du débit de deux centrales nucléaires. Par comparaison, en l'an 2000, la production photovoltaïque équivalait à un cinquantième d'une centrale atomique de
1000 MW!


Crédit photo : ComptoirEolien.com
Auteur : Pierre Veya
parue le 28 mai 2010
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Perpignan branche ses toits sur le soleil

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La capitale catalane multiplie les toitures photovoltaïques pour assurer 20 % de ses besoins en électricité. Un parc éolien devra compléter le dispositif

Après la maison à énergie positive, la ville à électricité positive. Perpignan vient de présenter les premières réalisations qui doivent mener en 2015 à une autonomie de l'agglomération pour les besoins résidentiels. En clair, il s'agit de produire autant d'électricité d'origine renouvelable sur place qu'en utilisent les habitants. Pas banal, quand on sait que les 26 communes et leurs 225.000 habitants consomment 436.000 mégawattheures par an, l'équivalent de l'activité d'un beau barrage hydroélectrique.

« Les villes du Sud comme Perpignan ont tardé à prendre le virage des énergies renouvelables alors que nous profitons d'un ensoleillement exceptionnel et d'un vent constant », reconnaît Sandrine Cottineau, chargée de mission aménagement durable à la mairie de Perpignan. Il s'agit autant d'exploiter des ressources naturelles locales que de soutenir une politique industrielle. Perpignan accueille le pôle de compétitivité Derbi consacré aux énergies renouvelables auquel participe une fourmilière d'entreprises, de laboratoires et d'organismes de formation spécialisés.

Ecoles, stade ou marché

Pour parvenir à ce résultat ambitieux, la ville et son agglomération se sont fixé il y a deux ans une feuille de route avec l'Etat, baptisée Grenelle 2015, une initiative de Jean-Louis Borloo qui a moins mobilisé que les plans climat, mais que Perpignan a utilisé comme séance d'échauffement pour la conception de son plan, actuellement en cours de finition. « Le précédent maire souhaitait ainsi lancer des actions plus rapidement visibles par les habitants que les plans climat de longue haleine », explique Sandrine Cottineau. Sur les 34 actions prévues par l'accord-cadre, une vingtaine sont déjà lancées, selon la mairie.

Dans le domaine de l'énergie, quelques actions sont déjà visibles. Les toits des bâtiments publics ou privés se convertissent peu à peu aux couleurs du photovoltaïque. « Nous tenons pour l'instant notre calendrier », affirme Xavier Hemeury, directeur général des services de la ville.

La généralisation des toitures solaires sur les bâtiments publics a débuté en 2006 avec le centre scolaire Claude-Simon. Mais le coup d'accélérateur est venu l'an dernier avec la couverture de 520 mètres carrés d'une tribune du stade Aimé-Giral. L'hôtel de l'agglomération, flambant neuf, s'est coiffé d'une ferme de 600 mètres carrés, tandis qu'une autre toiture de 80 mètres carrés a été installée sur la nouvelle école PolyENR et que la mairie annexe de Saint-Assiscle a reçu 40 mètres carrés. Il y a deux mois, un autre ensemble scolaire a reçu 184 mètres carrés. Ces investissements ont été réalisés entièrement sur fonds publics, mais la mairie réfléchit maintenant à confier les projets suivants à des financements privés, en louant par exemple les toits, sur le modèle du marché Saint-Charles. Parmi les prochaines cibles étudiées, les toitures du parc des expositions qui offrent une superficie de 2.300 mètres carrés, soit 106.000 kilowattheures par an. La solarisation de 15.000 mètres carrés supplémentaires est envisagée sur le centre technique municipal, le centre technique de collecte des déchets de Saint-Hippolyte et trois gymnases. Les bâtiments privés sont également encouragés à s'équiper.

Le solaire ne suffira pas

Le plus spectaculaire de ces projets se déroule sur les toitures du marché international Saint-Charles, qui devraient remplir 10 % des besoins en électricité des ménages (lire ci-dessous). Le chocolatier Cémoi a prévu de revêtir les 11.000 mètres carrés de son usine. Le parc d'activités du Toulouges dotera 3.000 mètres carrés de bureaux d'une toiture solaire. L'agglomération souhaite également la création de quelques fermes solaires au sol, mais Xavier Hémeury s'attend à des difficultés pour récupérer les terres concernées, à cause du droit agricole et des règlements d'urbanisme.

Si la vague de solarisation déferle sur Perpignan, la partie n'est pas gagnée pour autant. La révision à la baisse des tarifs de rachat de l'électricité solaire sape le plan de financement imaginé au lancement du Grenelle 2015. Un investissement global de 500 millions d'euros devait produire un retour financier sur sept à dix ans. Même en cas de réussite, le solaire ne pourra représenter au maximum que 20 % du total. Comme le confirme Yannick Régnier, du Comité de liaison des énergies renouvelables (CLER) : « Il n'y a pour l'instant, en France, aucune ville dont la production solaire ne dépasse l'épaisseur du trait. »

Menaces sur les éoliennes

C'est pourquoi l'agglomération mise avant tout sur la création d'une zone de développement éolien dans sa partie occidentale. Elle profite en cela d'une emprise foncière très rurale que l'on ne retrouve que dans peu de grandes villes. Une quarantaine d'éoliennes devraient produire 284 gigawattheures par an pour remplir 70 % des besoins de l'agglomération. Ce plan a franchi tous les exercices imposés à l'éolien jusqu'à la dépose du permis de construire il y a quelques semaines. C'est alors qu'un front de protestations s'est levé dans la zone concernée. Sandrine Cottineau attribue ce revirement de situation à une manipulation de l'opposition municipale, mais le vent mauvais qui souffle actuellement sur la filière n'y est pas pour rien. Pour elle, l'objectif de 2015 n'est pas remis en question pour autant.

Le reliquat sera obtenu par des mesures d'économies d'énergies. Pour donner l'exemple, la mairie a décidé d'investir 3,4 millions d'euros dans la modernisation de son éclairage dans les deux ans à venir avec l'objectif de réduire de moitié la consommation lumineuse. La ville prévoit également d'aider financièrement les propriétaires des vieux immeubles du quartier de la gare à réaliser un audit énergétique.


Crédit photo : Jérôme.M
Souce : LesEchos.fr
parue le 27 mai 2010
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Produire de l'électricité avec du photovoltaïque 

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EDF et ERDF ont l'obligation de racheter aux particuliers l'électricité produite grâce à des panneaux photovoltaïques. Depuis janvier, le tarif a baissé, mais cela reste un bon investissement.

20 à 30 m2 de panneaux photovoltaïques


Les contrats sûrs et signés pour vingt ans, les tarifs très avantageux de rachat, les aides fiscales sous forme de crédit d'impôt, les aides régionales parfois, sans oublier la facilité d'installation et d'entretien, ont incité de nombreux particuliers à investir dans le photovoltaïque.

Pour endiguer un phénomène spéculatif devenu coûteux, l'État a fait marche arrière en diminuant les tarifs de rachat et en durcissant les conditions d'accès (arrêté du 12 janvier 2010).

Mais l'investissement est toujours rentable (au moins jusqu'en 2012) pour les particuliers qui restent dans la limite d'une production annuelle de 3 kWc?( kWc, kilowatt crête : puissance électrique maximale fournie par une installation photovoltaïque sous un ensoleillement standard).

Cela représente de 20 à 30 m2 de panneaux, selon leur rendement, pour un coût moyen d'environ 20?000 € (installation, raccordement, onduleur).

Le tarif des panneaux photovoltaïques


Les tarifs diffèrent selon le type de bâtiments et d'installation. Pour les installations placées sur la toiture d'un "bâtiment à usage principal d'habitation", le prix d'achat est de 0,58 €/kWh jusqu'en 2012, soit 1?740 € pour 3 kWc par an.

Cela concerne les installations avec "intégration au bâti", c'est-à-dire lorsque les panneaux photovoltaïques remplacent des éléments qui assurent le clos, le couvert et l'étanchéité, et suivent le plan de la toiture.

Jusqu'au 31 décembre 2010, ce tarif s'applique aussi aux installations avec "intégration simplifiée au bâti"?; il sera ensuite de 0,42 €/kWh. Il s'agit, par exemple, des systèmes où, une fois les tuiles ôtées, on pose une tôle sur laquelle reposent les panneaux photovoltaïques.

Pour les installations placées sur un "bâtiment agricole, commercial ou industriel" de plus de deux ans, clos et couvert, le tarif est de 0,50 €/kWh s'il s'agit d'un modèle "intégré au bâti", ou avec "intégration simplifiée au bâti" jusqu'au 31 décembre 2010 (0,42 €/kWh ensuite).

"Par ailleurs, le tarif de 0,42 €/kWh s'applique également si le bâtiment n'est pas clos des quatre côtés, ou s'il est neuf, et si le système dépasse 3 kWc", ajoute Emmeline Blondeau, chargée de mission photovoltaïque à l'association Hespul. Enfin, pour toutes les autres installations, le tarif est de 0,314 €/kWh.

Retour sur investissement : 10 ans en moyenne

"Une fois le contrat signé, le tarif est légèrement revalorisé tous les ans en fonction de l'inflation. Mais, à partir de 2012, les tarifs de base baisseront de 10 % par an.

Ainsi, un contrat engagé en 2012 aura un tarif de base de 0,52 €/kWh, un contrat engagé en 2013 aura un tarif de 0,47 €/kWh", précise Emmeline Blondeau.

Outre ce tarif d'achat très attractif, les particuliers bénéficient d'un crédit d'impôt pour l'installation (16?000 € pour un couple marié ou pacsé et 400 € par personne à charge), à condition que les panneaux répondent à deux normes NF (voir ci-après), souvent d'aides régionales, et de la TVA à 5,5 %.

Le placement est donc intéressant, puisque le retour sur investissement moyen est de dix ans. De plus, la rémunération de la production inférieure à 3 kWc est exonérée d'impôt sur le revenu et ouvre droit à une exonération partielle et temporaire de taxe foncière (de 50 à 100 % pour cinq ans maximum). Mais, peu à peu, les Régions suppriment les aides ou les assortissent de conditions.


Crédit photo : Jérôme.M
Souce : ComptoirEolien
parue le 13 mai 2010
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Le papier solaire est né

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Des cellules solaires sur une feuille de papier. Ce que sont parvenus à faire des chercheurs du prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology) de Cambridge.

Les scientifiques ont réussi à mettre au point des cellules si fines qu'ils ont pu déposer sur du papier enduit d'un revêtement organique semi-conducteur. L'assemblage s'est fait grâce à une technologie proche de celles utilisée par les imprimantes à jet d'encre.

Cette avancée pave la voie à des panneaux photovoltaïques extrêmement légers et peu encombrants, faciles à déployer n'importe où.

Seul problème : pour le moment, ces cellules solaires ne transforment que 2% de la quantité de lumière qu'elles captent en électricité. C'est dix fois moins que des panneaux traditionnels.

Il reste donc encore des progrès à faire avant de voir pour de bon les imprimantes à panneaux solaires !


Crédit photo : Vincent D
Souce : Cnet
parue le 7 mai 2010
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Marseille se couvre de panneaux solaires


La municipalité UMP de Marseille va faire installer des panneaux photovoltaïques sur les toits de 115 bâtiments municipaux, et compte en tirer 26 millions d'euros de redevance en vingt ans, a annoncé jeudi Hélène Venturino, conseillère municipale déléguée aux énergies renouvelables. "Nous avons la volonté d'être exemplaires", a-t-elle affirmé, en présentant l'opération qui sera soumise lundi au conseil municipal.

Cinq conventions avec des opérateurs (GDF Suez, Solaire Direct, Yomatec, Tenergie, EDF Energies Nouvelles) seront présentées concernant 130.000 m2 de toitures, tandis que deux autres sont en cours d'étude, au terme d'un appel à projets lancé voilà onze mois. Quelque 160.000 m2 de toitures au total seront équipés, permettant de produire 14,9 millions de kWh d'électricité par an, soit la consommation de 6.930 ménages en moyenne, et d'éviter l'émission annuelle de 1.190 t2 de CO2.

L'investissement des opérateurs pour équiper les toitures totalisera 90 millions d'euros. Les cinq premières conventions généreront une redevance de 26 M EUR sur vingt ans, versée sous forme de redevance directe et de contribution en nature via la réfection et l'entretien de l'étanchéité nécessaires pour ce type d'installation. Les travaux doivent débuter dans les 18 mois et parmi les bâtiments concernés figurent une centaine d'écoles, des crèches, un bâtiment des marins-pompiers ou des gymnases.


Crédit photo : AFP
Souce : le Figaro
parue le 6 mai 2010
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