 Des lecteurs E-Books alimenter avec le soleil ? |  Rêve ou réalité ?
Le marché des lecteurs de livres numériques est sans doute promis à un avenir florissant. En attendant que ce secteur décolle véritablement, des concepteurs travaillent toujours à l'élaboration de produits de plus en plus mobiles. L'énergie solaire pourrait ainsi s'inviter dans ce dossier pour évincer le problème de l'autonomie de ces lecteurs.
En 2009, la société LG avait notamment annoncé qu'elle travaillait à l'élaboration d'un lecteur lié à un tout petit panneau solaire. Le système impliquait une nécessaire exposition des cellules photovoltaïques pendant cinq à six heures avant de pouvoir bénéficier d'une pleine journée d'autonomie. Au final, le projet n'a pas abouti car il restait sur l'échec d'une réelle optimisation de l'énergie solaire ainsi captée. L'autonomie restait bien insuffisante.
C'est désormais du côté d'une société travaillant à l'élaboration d'outils permettant de faire de l'affichage publicitaire que l'on se tourne. En effet, le dernier produit développé par cette entreprise n'est pas sans rappeler un lecteur solaire de livres numériques.
Dénommée Neoluximm, ce prototype qui adosse à un écran propulsé par la technologie ink in motion (encre électronique et images en mouvement) un petit panneau solaire qui ne nécessite que 400 lux pour se charger. Ainsi, même une exposition à la lumière artificielle suffit à l'appareil pour fonctionner.
L'autonomie affichée paraît infinie puisque l'écran se suffit d'une telle alimentation. Le prototype testé a pu tenir pendant dix-huit mois en affichage continu. Mais, pour l'instant, cet outil n'est destiné qu'à de l'affichage publicitaire. Toutefois, une application vers le livre numérique n'est pas impensable…à suivre
Crédit photo : ComptoirEolien.com Auteur : Victor de Sepausy Parue le : 26 juillet 2010 | |
|  Quand l'énergie solaire fait des vagues |  Un projet de centrale solaire photovoltaïque sur la commune de Pamiers divise le conseil municipal. Il s'agit rien moins que de produire 25 % de l'électricité de la commune. Mais la centrale va occuper 16 hectares de terre. La gauche est contre et les écologistes aussi.
Première salve à Pamiers contre un projet de centrale photovoltaïque. On se doutait bien que dès lors que le capitalisme allait trouver intérêt à se jeter sur le solaire, avec les excès qui sont propre à l'économie de marché, ceux qui avaient appelé de leurs vœux cette énergie venue du ciel allaient tomber en transe. Un peu sur le modèle des tempêtes qui se lèvent aujourd'hui contre les éoliennes, lesquelles jadis avaient été présentées comme la panacée. Il est vrai que les centrales photovoltaïques, qui si elles sont installées sur les toitures ont tout pour plaire, deviennent tout à coup un peu moins séduisantes dès lors qu'elles étalent au ras du sol sur des hectares ces miroirs juteux. C'est le cas avec le projet présenté voilà quelques jours en conseil municipal de Pamiers, porté par la société Enertrag qui envisage d'implanter une centrale au sol, sur un site de près de 16 hectares, entre l'autoroute et la voie ferrée. Un projet qui a reçu la bénédiction de la commission « urbi » du développement durable de la commune, et « orbi » de celle de la communauté de communes. « Cette implantation peut être le support d'une communication du territoire sur les actions de la collectivité en matière de développement durable, son emplacement s'avérant stratégique en sortie d'autoroute et à l'entrée de Pamiers » expliquait Hubert Lopez en présentant le dossier.
L'affaire impose de définir dans le plan local d'urbanisme un zonage spécifique. C'est là d'ailleurs que se situe la première quinte de toux. Françoise Matricon, élue des Verts, qui avait voté cette proposition en commission, estime avoir été abusée : « On nous a parlé de terres qui seraient des délaissés, mais ce n'est pas cela du tout ! » Et Michel Teychenné, se rappelant ses années de jeunesse au lycée agricole est allé sur place vérifier que l'on trouvait là « une très belle luzerne ». Bref, le dossier est passé en conseil municipal, car le maire a trouvé une majorité, mais on n'a pas fini d'en entendre parler. D'autant plus qu'il serait surprenant que les porte-voix de l'écologie ne donnent pas de la chansonnette autour de cette collection de miroirs que d'aucuns sont prêts à appeler « aux alouettes ».
25 % de l'électricité de Pamiers produite par la centrale
Le site retenu est à proximité de la zone de Gabrielat. La centrale en question devrait développer 5,5 mégawatts et serait en capacité de produire 25 % de la consommation électrique des habitants de Pamiers. Le site est qualifié « d'enclavé entre l'autoroute et la voie ferrée, surplombé par deux lignes électriques, n'est pas irrigué et n'offre pas de potentiel agricole élevé » lit -on dans la présentation du projet. On a beaucoup discuté sur la qualification du potentiel agricole, Françoise Matricon craignant peut-être avec excès que dans quelques années, une France animée par la famine, n'en vienne à regretter d'avoir sacrifié ses surfaces agricoles aux projets industriels.
Pour l'heure en tout cas, le monde agricole n'a pas bougé, captivé il est vrai par la manne que les installations photovoltaïques en toiture (sur les hangars) procurent aux exploitations ballottées par une PAC de plus en plus malade. « Faut-il mettre le doigt dans cet engrenage -s'est exclamé Michel Teychenné - pourquoi ne pas développer ce procédé sur les vrais délaissés de la zone de Gabrielat, il faut reporter cette question ! » Le vote en a décidé autrement. Mais ce n'est pas pour cela que l'on en parlera plus. À Pamiers comme ailleurs, car le soleil ne se couche jamais sur le marché de l'énergie…
Fleurissement de centrales en Ariège
On parle aujourd'hui de Pamiers, mais on parlera demain d'autres lieux dans le département où vont fleurir les projets de centrales photovoltaïques. Le coup est déjà parti. Le projet de Daumazan sur Arize, pourtant considérable, est semble-t-il passé comme une lettre à la Poste, celui de Montaut a immédiatement fait tousser la population. Et voilà que maintenant à quelques kilomètres à vol d'oiseau de cette commune, fleurit ce projet de Pamiers. On touche là au nœud gordien de la question de l'énergie. Un panneau solaire en toiture a toutes les qualités du monde. Dix hectares de panneaux sont perçus comme une calamité. La question de l'utilisation des terres peut être légitimement posée, même si il est vrai que France est tout autant livrée aux cultures qu'aux jachères imposées par une Europe dont on se demande quel est le fond du raisonnement. En tout cas nous sommes entrés dans l'ère du solaire, et c'est une ressource dont le développement devra être plus fortement encadré. C'est en tout cas ce qui est aujourd'hui demandé par beaucoup.
Le chiffre : 5, 5
MÉGAWATTS > produits. C'est la capacité du projet. Ce qui représente 25 % de la consommation électrique de la ville de Pamiers.
Crédit photo : ComptoirEolien.com Auteur : J.-Ph.C. Parue le 23 juillet 2010
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|  Le photovoltaïque serait dangereux selon ERDF | 
Cette semaine du début de l'été 2010 nous vaut une parfaite illustration du tropisme français : une culture anti-énergies renouvelables héritée de l'atom'cratie. Ainsi, lors du congrès de l'Union Française de l'Electricité du 22 juin, Mme Bellon, présidente d'Electricité réseau de France (ERDF), a créé le buzz médiatique en affirmant que le développement du photovoltaïque en France pourrait dans les prochaines années, être cause de « black-out ». En clair, pour la présidente d'ERDF, le photovoltaïque va faire courir des risques de rupture de l'alimentation électrique aux Français, pour cause de surproduction d'électricité solaire.
Michèle Bellon, présidente du directoire d'ERDF, a mis en garde «contre la prolifération des panneaux photovoltaïques, qui pourrait se traduire par des coupures de courant… Je suis assez inquiète car tout cela va très vite. D'ici deux ou trois ans, on sera confronté à de vrais problèmes d'équilibre entre l'offre et la demande sur la boucle locale… ».
Quand j'ai lu cela, j'ai en premier lieu cru qu'il s'agissait d'une blague. La France cumulait moins de 300 MW connectés au réseau électrique fin 2009, l'Allemagne près de 10 000 MW. Alors que l'Allemagne a déjà atteint en 2010 l'objectif officiel français pour l'électricité solaire (1 % de la consommation) pour 2020, force est de constater que le réseau allemand se révèle robuste pour absorber la contribution solaire.
Le gestionnaire du réseau électrique français est-il parano ou juste de mauvaise foi ? L'un n'empêchant pas l'autre… Avec 1/30ème de la puissance solaire installée en Allemagne, la France a de quoi voir venir sans se faire peur… Qui plus est, les réseaux intelligents permettront d'accroître encore les possibilités de raccordement du solaire de nos pays.
Pour que Madame Bellon se rassure (et nous rassure), elle pourrait utilement consulter l'étude européenne « European Distributed EnErgy Partnership – Eu DEEP », regroupant toutes les parties prenantes (distributeurs, producteurs, fabricants, agences nationales de l'énergie et laboratoires de recherche,…). Cette initiative pour l'intégration de sources d'énergies décentralisées dans le système électrique est réellement crédible, de par ses 42 partenaires (RWE, Iberdrola, GDFSUEZ, SAFT, Siemens, …). Elle conclut que les réseaux électriques européens actuels peuvent aisément accueillir une forte capacité de nouvelles productions d'électricité renouvelable et décentralisée.
Pour illustrer son propos, Mme Bellon citait l'exemple du département des Landes, où la production d'électricité solaire sera bientôt largement supérieure à la pointe de consommation locale. Pour être juste, Mme Bellon devrait compléter sa contribution en expliquant qu'elle mélange des choux et des carottes solaires dans son addition de capacités d'électricité photovoltaïque. En effet, elle comptabilise de la production diffuse, répartie sur des bâtiments landais au plus proche des consommations (à un niveau de développement médiocre, en rapport avec son potentiel), et de la production « centralisée » en provenance de la centrale solaire du Gabardan d'EDF EN (74 MW répartis sur un terrain de 317 hectares – 2 * 24 MW + 2 MW fermes, 24 MW à suivre). Hors, la production répartie est très modeste en regard de celle de la centrale d'EDF EN.
Il faudrait que Mme Bellon précise son propos. Pour savoir si c'est la décentralisation de la production électrique, avec la multiplication de micro-générateurs qui est « dangereuse » pour ERDF. Et s'il faut au bout du compte, privilégier les grandes installations mieux « maîtrisable » pour effacer les pointes de production quelques heures par an (comme cela se pratique déjà dans les départements d'outre mer, à partir de 100 kW). Cette précision permettrait de ne pas duper le quidam (et tous le secteur solaire français avec). Car en creux, on pourrait entendre dans la déclaration de la présidente d'ERDF, une préférence et une faveur « naturelle » pour les centrales solaires au sol, segment de prédilection des grandes entreprises énergétiques (dont EDF EN) et des véhicules de défiscalisation, au détriment des installations sur les bâtiments qui sont l'œuvre de PME du bâtiment. Les propos de Mme Bellon, alarmistes, participent à une petite musique qui vise à orienter la politique solaire française au profit de qui l'on sait. Il ne faut pas se méprendre…
Crédit photo : John Keith Source : developpementdurable.com Parue le 22 juillet 2010
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|  16 000 panneaux solaires installés sur le toit d'un tunnel ferroviaire |  Pas moins de 16 000 panneaux solaires vont être installés sur le toit du tunnel ferroviaire, long de 3,4 kilomètres, situé à hauteur de Brasschaat et Schoten, a annoncé Infrabel lundi lors d'une conférence de presse.
Les travaux, dont le coût est évalué à 14,5 millions d'euros, débuteront à la mi-août, l'objectif étant de pouvoir utiliser l'électricité produite à partir de fin décembre.
L'énergie produite sera achetée par Infrabel. Elle servira à alimenter les TGV Amsterdam-Bruxelles-Paris et les trains classiques qui circulent sur la ligne. Elle sera aussi utilisée dans les installations de la liaison Nord-Sud à Anvers.
Le projet est une collaboration entre Infrabel, les entreprises Solar Power Systems et Enfinity et les intercommunales Finea et Ika. Il bénéficie du soutien du système des certificats verts et des primes de la Région Flamande.
Crédit photo : AFP Source : RTBF.Info parue le 20 juillet 2010
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|  Réduction des aides solaire d'ici 2011 pour l'Italie |  Le gouvernement italien a annoncé vendredi une réduction des aides solaires d'ici 2011. Tout comme l'Allemagne, l'Italie a annoncé une diminution qui frappera surtout les grandes centrales au sol. De son coté, la France a annoncé une diminution de moitié du crédit d'impôt accordé aux installations solaires. L'Espagne a quant à elle annoncé des coupes draconiennes aux aides à l'éolien et au solaire thermique (-30%). Un véritable raz-de-marée dans le secteur solaire en Europe.
Crédit photo : Fotolia.com Auteur : Sitan Koita parue le 13 juillet 2010
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|  En Suisse, l'avion solaire vient de décoller |  Aujourd'hui, à l'aube, Solar Impulse a décollé du sol suisse pour son premier vol de nuit. Si l'essai est concluant, le rêve de Bertrand Piccard et André Borschberg va devenir réalité. Bientôt, les deux aventuriers commenceront alors leur voyage futuriste.
Ce projet fou, c'est celui de construire un avion entièrement solaire. Elaborée par l'équipe de Solar Impulse, en partenariat avec l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), cette machine permettrait à ses inventeur de faire le tour du monde avec, en 2013.
Cet appareil est uniquement alimenté par 12 000 cellules photovoltaïques, placées sur ses ailes immenses (64 mètres, soit l'équivalent d'un Airbus A340) et ultra-légères - au total, la machine pèse à peine 1600 kilos. Les innovations technologiques mises au point pour l'occasion (panneaux solaires flexibles, matériaux composites, conservation de l'énergie, suivi du conducteur...), avec le financement de sponsors, auront certainement leur utilité dans l'avenir.
Mais le défi premier de Solar Impulse est avant tout symbolique, car il s'agit de voler autour du monde dans un avion solaire, poussé par une énergie saine et écologique. Jusqu'à présent, le vol expérimental de l'avion, conduit par l'ingénieur André Borschberg, se passe très bien grâce, notamment, aux excellentes conditions météorologiques.
Crédit photo : ComptoirEolien.com Auteur : Marie Maurisse parue le 07 juillet 2010
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|  Une ferme solaire géante à Cap Découverte |  Le parc d'activités et de loisir de Cap Découverte (81) accueillera bientôt la plus grande ferme solaire de Midi-Pyrénées, et l'une des plus importantes de France et d'Europe.
Le projet, porté par le Syndicat Mixte pour l'Aménagement de la Découverte et soutenu par la Région et le Conseil Général du Tarn, prévoit l'installation de panneaux photovoltaïques sur un périmètre de 87 hectares. Cette centrale, dont la gestion à été confié à une entreoprise spécialisée, aura une puissance de 25 Mégawatts crête, ce qui équivaut à une production d'électricité permettant de couvrir les besoins de 17000 personnes. Sa mise en service est prévue fin Août-2011.
Crédit photo : ComptoirEolien.com Auteur : Madaule Jérôme parue le 03 juillet 2010
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