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Actualité de l'énergie éolienne juillet 2010 - Une nouvelle usine de mâts d'éoliennes en France


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Une nouvelle usine de mâts d'éoliennes en France

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La société allemande Enercon va installer sa première usine française de mâts d'éoliennes dans l'Oise. Elle pourrait fabriquer 100mâts par an et employer plus de 100 salariés.

Le permis de construire devrait être déposé aujourd'hui. « Sauf si les dossiers qui viennent d'Allemagne rencontrent des problèmes d'acheminement à cause de la grève des contrôleurs aériens. » De toute façon, cela se fera cette semaine. Le groupe allemand Enercon va enfin installer sa première usine française de mâts d'éoliennes à Longueil-Sainte-Marie.

Concernant l'acquisition des 11 ha de terrain, le compromis de vente devrait être signé dans les prochaines semaines.

Le calendrier se précise donc : les travaux devraient commencer mi-octobre, la production fin 2011. « Ce ne sont que des prévisions », tempère-t-on au groupe, où l'on est quelque peu échaudé par les accusations de retard dans l'avancement du projet. Mi-février, le maire de Longueil-Sainte-Marie annonçait que « d'ici deux mois, tout serait réglé ». « La mise au point concernant le foncier a été plus longue que prévu, mais nous sommes dans les clous », affirme-t-on à Enercon.

Les embauches devraient débuter l'année prochaine

Condition sine qua non de l'installation de l'usine, la voie ferrée sera prolongée de manière à longer et à rentrer dans la parcelle du groupe allemand. A terme, avec la construction d'un port fluvial à proximité, l'usine aura trois modes de transport à disposition : la route, le fer et l'eau. « C'est un aspect très favorable », reconnaît Renata Adams, d'Enercon. Autre point fort de la commune : ses élus. « Nous avons de très bonnes relations avec eux, ils sont très réactifs. »

Le constructeur ne cache pas non plus que la proximité des sites d'installation a joué : « La Picardie est une région qui se prête particulièrement à l'éolien. »

Du béton aux segments de mât, tout sera fabriqué sur place. Le montage, en revanche, s'effectue toujours sur site. L'usine commencera à tourner avec un peu moins de 90 employés, mais devrait embaucher entre 130 et 150 personnes lorsqu'elle aura atteint sa vitesse de croisière, soit la fabrication de 100 mâts par an. « On est déjà en relation avec Pôle emploi, confie Renata Adams. Mais on ne peut pas encore détailler le profil des postes. » Les embauches devraient débuter l'année prochaine. « Ce seront des gens de la région », se félicite le maire de Longueil-Sainte-Marie, Stanislas Barthélémy, avant de conclure, enthousiaste : « Un industriel qui s'installe sur une commune, ce sont des retombées positives sur quinze ou vingt ans! »


Crédit photo : ComptoirEolien.com
Source : Le Parisien
Parue le : 26 juillet 2010
 
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L'éolien en pleine mer, des projets porteurs d'emplois

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L'éolien offshore est peut-être la ressource non polluante idéale sur ce secteur en terme d'économie et d'emplois...
Activité toute neuve en France, l'éolien offshore est réglementé par l'État qui se charge d'organiser sur les côtes nationales la concertation et le développement, sous la responsabilité des préfets.

Prioritaire ou éventuel

D'ici quelques semaines ou mois, l'État devra trancher entre deux zones retenues en Loire-Atlantique et en Vendée : une « prioritaire » au large du Croisic, grosso modo sur le banc de Guérande et l'autre, « éventuelle », au large de l'île de Noirmoutier et de l'île d'Yeu. L'appel d'offres, une fois les zones déterminées, sera arrêté avant la fin de l'année pour un lancement de procédure vers la mi-2011. Ainsi, il sera désigné un porteur de projet exclusif sur la zone. Après, c'est le jeu classique de l'enquête publique et les études d'impact environnemental pour avoir une concession. Les plus optimistes miseront sur 2012 pour avoir la concession. Et le début de la construction serait dans deux ou trois ans. La mise en service d'un projet pourrait tutoyer les années 2015, 2016 ou 2017.

Trois postulants sur les rangs

Trois sociétés sont dans les starting-blocks pour la zone nord Loire : Nass And Wind, la plus ancienne sur le projet car elle travaille sur la zone depuis deux ans, pour effectuer relevés et analyses afin de peaufiner des schémas qui permettraient à 80 éoliennes de développer 400 MW sur 80 km2. Elle prédit quelque 500 emplois directs pendant les trois années de construction. La deuxième société, Enertrag, un développeur allemand, voudrait implanter entre 80 et 100 éoliennes sur 100 km2 sur le banc de Guérande. Enfin une troisième, An Avel Braz, vient de montrer le bout de son nez. La société fait déjà dans le terrestre et le photovoltaïque. Elle est née à la fin 2004, sous le nom d'An Avel Braz Limited, en Écosse, à Edimbourg, en même temps que sa filiale française, la SARL An Avel Braz, par Xavier de La Rochefoucauld. Ce dernier est dans les énergies renouvelables depuis début 2000 : il a créé la Société Française d'Éoliennes, dont Xavier de La Rochefoucauld est l'un des trois associés fondateurs.

Des emplois à la clé

Un petit colloque tenu voici quelques semaines à La Baule a permis à Nicolas Debon, de La Carène, et Olivier Maupu, de Neopolia Marine Solutions, de s'exprimer : « Notre région s'implique fortement dans les énergies maritimes aux côtés des politiques, des institutionnels ou de l'école normale de Nantes. »

« Il nous faut chercher une diversification à la construction navale, la métallurgie et autres » : la Carène a proposé le schéma de planification régional élaboré par la préfecture. L'éolien offshore est la cible immédiate (2 000 MW) sur la grande façade ouest.

STX Europe intéressé

« L'éolien offshore ne se transporte pas par la route, ce sont des usines à quai. D'où l'intérêt de l'estuaire de la Loire et de son grand port maritime. Nous travaillons sur la maintenance et la flotte adaptée au niveau des navires de servitudes ». STX Europe évoque de nombreuses études pour les navires de pose. Il en sera probablement question dans le cadre de la diversification des chantiers et du réseau d'entreprises Neopolia, lors de la venue du président de la République, aujourd'hui à Saint-Nazaire


Crédit photo : ComptoirEolien.com
Source : Ouest-France
Parue le : 26 juillet 2010
 
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Après l'éolien terrestre, Alstom vise l'offshore

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Le groupe industriel monte en puissance dans les énergies renouvelables. Présent dans l'éolien terrestre depuis 2007, il prépare une offensive dans l'offshore pour laquelle il veut une usine dédiée en Europe. Il vient aussi de mettre un pied dans le solaire thermique avec l'entrée au capital de la société américaine BrightSource. Et il regarde de près d'autres spécialistes du secteur, nous confie Robert Gleitz, vice-président marketing pour les énergies renouvelables chez Alstom Power.

GreenUnivers : vous êtes déjà présent dans l'éolien, vous venez d'investir dans le solaire. Comment abordez-vous les énergies renouvelables ?

Si on exclut l'hydraulique, dans lequel nous sommes déjà leader mondial, le groupe a vocation à être présent dans toutes les énergies renouvelables qui sont à la fois une réponse aux problèmes des émissions de CO2 et un business qui enregistre une croissance rapide. L'activité la plus développée à ce jour est l'éolien : nous y réalisons un peu moins de 500 Millions d'euros de chiffre d'affaires et surtout, ce secteur connaît actuellement une croissance à deux chiffres, ce qui est loin d'être le cas de toutes les activités. Nous avons décroché récemment des contrats importants au Maroc et au Brésil. Pour l'instant, nous ne sommes pas dans le Top 10 des fabricants, mais nous comptons bien l'intégrer à court terme.

GU : quelle est votre stratégie de développement dans ce secteur ?

Nous sommes entrés dans le secteur en 2007 via l'acquisition de la société espagnole Ecotècnia pour 350 Millions d'euros. Elle était essentiellement présente en Espagne et en France, nous avons investi pour qu'elle prenne une nouvelle dimension et serve de socle à notre développement dans l'éolien. Sur le plan technologique, des turbines plus puissantes, de 3 MW, ont vu le jour. Et sur le plan géographique, nous avons déterminé des pays prioritaires : les Etats-Unis, le Brésil, le Maroc, mais nous regardons aussi la Chine, la Turquie, l'Australie, le Royaume-Uni… Pour l'Europe, l'usine espagnole est notre base. Mais nous allons construire des sites industriels aux Etats-Unis et au Brésil pour quelques dizaines de millions d'euros. Ce seront des usines d'assemblage de nacelles, car nous ne fabriquons pas les mâts ou les tours : notre valeur ajoutée réside dans l'engineering des composants. Nous travaillons avec des sous-traitants : pour les pales, LM Glasfiber et pour les tours, le marché est plus ouvert, nous avons plusieurs fournisseurs qui doivent être présents dans la région où nous nous implantons.

GU : Alstom est pour l'instant présent uniquement dans l'éolien terrestre, êtes-vous intéressez aussi par l'offshore ?

Absolument, d'autant que c'est un marché très jeune avec déjà quelques acteurs mais où il est encore tout à fait possible de prendre des parts de marché importantes, plus que dans l'éolien terrestre, plus mature. Nous travaillons sur une turbine de 6 MW sans boîte de vitesse, dédiée à ce marché. Sa commercialisation est prévue en 2012. Nous réfléchissons à un investissement industriel pour cette activité en Europe, que nous pourrions officialiser dès cette année. Mais au-delà de la seule turbine, Alstom peut se positionner à différents niveaux dans l'offshore : nous avons le savoir-faire pour installer des grandes centrales et pour relier ces installations en mer au réseau, un domaine dans lequel nous pouvons profiter de la compétence acquise via le rachat d'Areva TD avec Schneider Electric. Toute la chaîne de valeur de l'offshore nous intéresse.

GU : vous avez aussi mis récemment un pied dans le solaire via une prise de participation dans BrightSource. Avez-vous les mêmes ambitions que dans l'éolien ?

Pour l'instant, c'est une activité dans laquelle nous partons de zéro et qui devrait rester plus modeste que l'éolien. L'investissement de 55 Millions de dollars dans BrightSource nous permet de prendre position dans le solaire thermique, avec une société dont la technologie nous paraît très pertinente : une tour avec des héliostats qui concentrent l'énergie sur un point. Nous allons profiter de cette entrée au capital comme actionnaire minoritaire pour développer des échanges industriels et commerciaux : nous pouvons fournir des turbines à vapeur ou des dispositifs de contrôle-commande sur les centrales développées par BrightSource, par exemple. Nous avons commencé à travailler sur ces aspects. Mais nous regardons aussi d'autres technologies du solaire thermique et nous n'excluons pas un autre investissement dans les prochains mois, notamment dans le parabolique. En revanche, le photovoltaïque, même s'il pèse beaucoup plus lourd aujourd'hui sur le marché solaire, ne fait pas partie de notre stratégie : c'est plus une activité de distribution, d'installation, plus éloignée de la nature de notre groupe.

GU : quelle place occupent les autres énergies renouvelables, comme la biomasse ou la géothermie, dans votre stratégie ?

Une place plus modeste mais comme nous voulons un portefeuille diversifié, nous ne les excluons pas. Nous sommes présents dans la géothermie, par exemple au Mexique où nous avons fourni une centrale complète. Dans la biomasse, nous intervenons surtout quand des centrales à charbon existantes s'ouvrent à la biomasse, mais ce sont des projets de taille réduite. Enfin, nous investissons dans les énergies marines : nous avons passé un accord avec le canadien Clean Current, qui travaille sur des hydroliennes. Notre expertise de l'hydraulique est un atout important. Bien sûr, pour l'instant, les énergies marines en sont encore au stade de la R&D, mais il y a un potentiel identifié de 60 GW dans le monde qui peut offrir des marchés importants.


Crédit photo : ComptoirEolien.com
Source : La Tribune.fr
parue le 23 juillet 2010
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L'Espagne vise 100.000 mini-éoliennes pour 2020

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L'Espagne ne cesse de parier sur le vent. Déjà dotée du second parc éolien européen (19.149 mégawatts, soit 4 fois plus qu'en France !), le royaume ibérique en veut toujours plus. D'ici quelques années, les casas risquent fort de voir pousser sur leurs toits de petites éoliennes. Dans un communiqué daté du 1er juillet, l'Association des producteurs d'énergies renouvelables (Appa) estime à 100.000 leur nombre dans 10 ans.

Ces prévisions sont basées sur le Plan d'action national des énergies renouvelables (Paner), dont le brouillon a été dévoilé le 14 juin par le gouvernement espagnol. Conformément au paquet Energie climat européen, l'objectif global du Paner a été fixé à 22,7 % d'énergies renouvelables dans le mix énergétique espagnol en 2020. Côté mini-éoliennes, le ministère de l'industrie veut atteindre 370 MW pour 2020, soit 100.000 machines.

« Ce document officiel ouvre la porte à un système de régulation et de rémunération spécifique pour les mini- éoliennes, ce qui permettrait son développement en Espagne », a indiqué Francisco Javier Forte, président de la section Petites éoliennes à l'Appa. Ces petits moulins à vent existent déjà mais restent encore limités aux habitations non reliées à un réseau de distribution d'électricité. La puissance moyenne de ces installations est de 3,7 kilowatts. Les éoliennes de 1,7 kW coûtent 6.000 euros et permettraient d'alimenter en électricité une famille pendant un an en moyenne, selon Beñat Sanz, technicien d'Appa.



Ces petites éoliennes pourront être placées sur les toits sans endommager les fondations et ne seront pas plus hautes qu'une antenne de téléphonie mobile. Néanmoins, elles auront besoin de l'aide d'un système électrique destiné à faciliter leur impulsion. « La technologie mini-éolienne nous permettra, grâce à la baisse des coûts, d'apporter l'électricité aux deux millions de personnes qui en manquent », de l'avis de Francisco Javier Forte.


Crédit photo : ComptoirEolien.com
Auteur : Thérèse Rosset
parue le 03 juillet 2010
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